Top 10 des séries

Les plus grands matchs des Canadiens en séries

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Rassembler les plus grands moments en séries éliminatoires des Canadiens de Montréal, ce n’est pas une chose facile.

On parle d’une des équipes les plus prestigieuses du monde du sport au complet, pas seulement au hockey, notre sport national.

Les Canadiens, c’est 24 conquêtes de la coupe Stanley rassemblées en plus de 100 ans d’histoire.

L’équipe de TVA Sports a pigé là-dedans et a identifié 10 moments marquants de l’histoire de l’équipe en séries éliminatoires.

10. 26 avril 2010, la surprise signée Jaroslav Halak

Nous avons gardé un moment fort de l’histoire récente de l’équipe pour compléter notre palmarès. Nous avons tous encore frais à la mémoire les performances du petit gardien slovaque Jaroslav Halak dans les séries de 2010. Le 26 avril dans le sixième match de la série face aux Capitals, Halak est incroyable. Il repousse 53 rondelles lors des 60 minutes de jeu dans un gain de 4-1 des Canadiens.

La troupe de Jacques Martin ira chercher contre toute attente le septième match de la série à Washington avant de croiser le fer avec les Penguins. Là encore, grâce aux prouesses de Halak, le Tricolore parvient à surprendre Pittsburgh dans un match ultime. Le parcours s’arrêtera face aux Flyers de Philadelphie en finale de l’est mais jamais on ne pourra oublier les performances de Halak au printemps 2010.

9. 14 avril 1960, une 5e coupe Stanley consécutive

Le moment fort de ces séries éliminatoires pour les Canadiens se trouve dans la facilité déconcertante avec laquelle ils ont réussi à soulever une cinquième Coupe Stanley de suite en 1960. Le Tricolore écarte de son chemin les Blackhawks puis les Maple Leafs en grande finale (leur 10e présence en finale de suite) pour remporter le trophée de Lord Stanley. Les Canadiens, menés par Jacques Plante devant le filet, ne donneront que cinq petits buts aux Leafs qui sont éliminés en quatre matchs.

8. 12 mai 1977, la tête de Lafleur mise à prix

Nous sommes en finale de la Coupe Stanley en 1977. Les Canadiens l’emportent lors des deux premiers matchs facilement face aux Bruins. Tentant par tous les moyens de faire renverser la vapeur, le matamore John Wensink promet d’arracher la tête de Guy Lafleur lors du 3e match de la série au Garden. C’est dans une ambiance très tendue que les Canadiens se présentent à Boston pour tenter de faire face à l’intimidation de la bande à Don Cherry.

Pourtant, Lafleur connaît l’une de ses meilleures performances en carrière. Il marque deux fois, en plus de fournir deux passes dans une victoire de 4 à 2. Wensink, lui, avait été bien tranquille ce soir-là. Les Canadiens remportèrent la Coupe Stanley deux jours plus tard.

7. 20 avril 1984, la marmite saute lors du Vendredi Saint!

Le 20 avril 1984 constitue une date inoubliable dans la mémoire collective québécoise. Il s’agit du point culminant d’une des plus grandes rivalités de l’histoire du sport. Nordiques et Canadiens s’affrontent lors du 6e match de la finale de la division Adams au Forum. Le match dégénère complètement en fin de deuxième avec les Nordiques en avant 1-0. L’officiel Bruce Hood perd complètement le contrôle sur le match et les bancs se vident à deux reprises.

Mario Tremblay casse le nez à Peter Stastny, Louis Sleigher assomme Jean Hamel d’une percutante gauche au visage, même les deux frères Mark et Dale Hunter en viennent aux prises! Une des scènes les plus disgracieuses de l’histoire du hockey. Privés de leurs meilleurs éléments Hunter et Stastny, la troupe de Michel Bergeron est éliminée après une victoire de 5-3 des Canadiens.

6. 8 avril 1952, une poignée de mains mémorable

La position numéro 6 de notre palmarès appartient à Maurice Richard. Lors du septième match de la série demi-finale face aux Bruins, le numéro 9 des Canadiens est frappé à la tête par un violent coup de genou en première période. Désorienté et nullement au courant du pointage, Richard revient contre toute attente en troisième pour inscrire deux buts sans réplique et éliminer Boston! La photo d’un Richard ensanglanté serrant la main du gardien Jim Henry est l’une des plus marquantes de l’histoire de notre sport national.

5. 23 mars 1944, le «Rocket» (5) – Maple Leafs (1)

Maurice Richard n’a pas obtenu le statut de légende du hockey pour rien. Il a habitué les partisans du Tricolore à plusieurs faits saillants en séries éliminatoires au cours de sa carrière. En demi-finale de la Coupe Stanley, le Bleu-Blanc-Rouge croise les Maple Leafs sur son passage. Au cours du 2e match, le «Rocket» réussit une performance rien de moins que surhumaine. Il marque les cinq buts de son équipe dans une victoire facile de 5-1 au Forum.

Richard recevra les trois étoiles du match et devient le premier joueur de l’histoire du hockey à recevoir un tel honneur. Ah! J’oubliais! Richard mènera l’équipe à la Coupe Stanley en 4 parties face aux Blackhawks de Chicago.

4. Printemps 1986, Lemieux et Roy les héros!

Nous faisons exception à la règle en glissant deux moments mémorables au rang numéro 4. Les deux surviennent en 1986 lors d’une autre épopée inattendue des Canadiens lors des séries. C’est le début de la légende de Patrick Roy, mais aussi celle de Claude Lemieux, réputé pour marquer les gros buts... aux grands moments! Ce fut le cas le 29 avril dans le septième match de la série finale de la division Adams face aux North Stars du Minnesota. Un tir du revers dans le haut du filet en prolongation face à Mike Liut devant une foule hystérique au Forum. Qui ne souvient pas des cris de joie de Mario Tremblay, lors du match à «La Soirée du Hockey»? Inoubliable!

Puis le 5 mai, lors du 3e match de sa série face aux Rangers, Patrick Roy joue probablement le meilleur match de sa carrière. Il multiplie les miracles devant sa cage en prolongation repoussant 13 rondelles dans une victoire de 4-3. Même si la foule scandait son nom en dérision, Roy en redemandait. Son brio allait permettre aux Canadiens de soulever la Coupe Stanley en 6 matchs face aux Flames de Calgary.

3. 3 juin 1993, le bâton de McSorley et les buts de Desjardins

Les victoires les plus inattendues ont souvent bien meilleur goût, vous ne trouvez pas? Que dire du printemps 1993? Tellement de choses. Menés par un Patrick Roy au sommet de sa forme, surtout en prolongation, les Canadiens remportent leur 24e Coupe Stanley au moment où personne ne les attendait. D’abord face aux Nordiques au premier tour, une série gagnée en six rencontres. La finale est tout simplement exceptionnelle face à Wayne Gretzky et les Kings de Los Angeles.

Lors du 2e match au Forum, Guy Carbonneau suggère à Jacques Demers de faire mesurer la palette du bâton de Marty McSorley tard en troisième avec le Tricolore en retard par un but. Lors d’une menace à 6 contre 4, Éric Desjardins inscrit le but égalisateur. Ce même Desjardins viendra compléter son tour du chapeau en prolongation dans une victoire de 3-2. Les Canadiens créent l’égalité 1-1 dans la série et les Kings ne seront plus jamais dans le coup.

2. 18 mai 1971, la surprise signée Ken Dryden

Il s’agit d’une saison marquée par une passation des pouvoirs. Jean Béliveau et John Ferguson, notamment, annoncent avant le début de la saison que leur retraite arrivera au terme de la campagne. Les recrues Guy Lapointe, Réjean Houle, Frank Mahovlich et Marc Tardif font sentir leur présence. En séries, personne ne confère la moindre chance aux Canadiens de battre les Bruins. Pourtant, un jeune homme du nom de Ken Dryden fait une entrée fracassante à temps pour les séries.

Le grand Dryden arrête tout, surprend les Bruins en 7 rencontres, les North Stars en 6, puis finalement les Blackhawks lors d’un autre match ultime. Dans cette rencontre présentée au Chicago Stadium, des buts de Jacques Lemaire et Henri Richard avaient permis d’effacer un retard de 2-0. C’est le «Pocket Rocket» qui marqua le but vainqueur en début de troisième. Le «Gros Bill» a pu partir à la retraite, la tête en paix.

1. 10 mai 1979, le but de Guy Lafleur

Ironiquement, ce n’est même pas un but gagnant qui prend la tête de notre palmarès, mais un but égalisateur! Plaçons-nous dans le contexte. Il s’agit du 7e match de la demi-finale de la Coupe Stanley entre les Bruins et les Canadiens. Il s’agit d’une série épique, chaudement disputée. Après un but de Rick Middleton portant la marque à 4-3 Boston avec moins de 4 minutes à jouer, Guy Lafleur profite d’une pénalité pour avoir mis trop d’hommes sur la glace et marque le but égalisateur.

Une montée à l’emporte-pièce couronnée par un puissant tir frappé qui a raison de Gerry Cheevers. Un but qu’on revoit encore aujourd’hui quand on se remémore les doux souvenirs des Canadiens en séries. Yvon Lambert jouera les héros en milieu de première période de surtemps et ainsi permettre aux Canadiens d’accéder à la grande finale. Montréal remportera la Coupe Stanley face aux Rangers mettant ainsi un terme à une décennie 1970 mémorable. Il s’agit de la dernière Coupe Stanley dans l’uniforme des Canadiens pour Lafleur, Cournoyer, Dryden et Lemaire.

Scotty Bowman quitte aussi l’organisation pour rejoindre les Sabres de Buffalo.