Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Montréal - New York

Alexander Radulov veut en faire plus

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Alexander Radulov a reçu une petite tape de Ginette Reno sur son épaule quelques secondes après l’interprétation du Ô Canada. Mais la touche de la grande dame n’était finalement pas si magique.

«Je n’ai pas vraiment ressenti une chose spéciale, a dit Radulov. Je me concentrais surtout sur mon match.»

Si les Phillip Danault, Artturi Lehkonen, Paul Byron et Andreas Martinsen ont brisé la glace pour une première fois en séries, Radulov n’avait pas connu l’intensité des éliminatoires depuis le 7 mai 2012.

«Ça faisait longtemps, a convenu le Russe. Je ne m’en souvenais pratiquement pas de mon dernier match avec les Predators. Mais les partisans à Montréal sont différents de ceux à Nashville. Le hockey des séries reste toutefois semblable. Il y a une grande intensité. C’est plus rapide, ça frappe plus et il y a moins d’espace sur la patinoire.»

Dans le même bateau

Radulov a fait un constat assez juste de sa première sortie sous les couleurs du CH en séries.

«Quand tu joues en supériorité numérique et que tu obtiens un bon temps de jeu, tu dois produire, a répliqué le numéro 47. C’est notre rôle comme trio. Je dois en faire plus et nous devons en faire plus comme unité. Nous le savons tous. Mais nous nous retrouvons tous dans le même bateau. Nous aurons besoin de mieux jouer. Ça n’a pas d’importance qui marquera. Nous formons une équipe. La chose la plus importante sera toujours l’équipe. Il faut mieux jouer et gagner.»

À son premier bain de foule avec les médias depuis le début des séries, l’ailier de 30 ans a identifié l’un des principaux défis de son équipe, celui de saisir les retours accordés par le gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist.

«Nous devrons mieux batailler pour la rondelle, nous devons être meilleurs, a-t-il expliqué. Nous avons généré des chances. Lundqvist a donné des retours, il faut juste saisir nos chances. Quand tu ne marques pas un seul but, ce n’est jamais bon. Nous savons tous qu’il est bon sur le premier tir, surtout quand il peut le voir. C’est le hockey des séries, il faut cacher la vue du gardien et récupérer les retours. C’était aussi le plan pour le premier match, mais nous n’avons pas réussi à le faire.»

Danault sera plus calme

Danault aura encore comme mission de pivoter le centre du premier trio avec Max Pacioretty et Radulov.

«Plus tu joues avec les mêmes gars, plus tu te sens bien, a mentionné Danault. Nous avons gagné comme ça plusieurs matchs. Ce n’est pas le temps de changer la recette. C’était aussi un premier match en séries pour plusieurs gars. Il faut rester calme avec la rondelle. La panique n’est jamais une bonne chose au hockey.»

Danault a reconnu qu’il a difficilement géré la nervosité pour ses premiers pas en séries.

«Les journées avant le match me sont tombées dans les jambes, a-t-il répliqué. La nervosité et l’excitation étaient là. Je cherchais un peu mon air pour ce premier match.»

Claude Julien lui a réitéré toute sa confiance.

«Il est assez bon pour être au sein de notre premier trio. Mais ça reste qu’il jouait son premier match en séries, ça ne peut pas passer inaperçu, a rappelé l’entraîneur. Nous avons beaucoup confiance en Phillip. Il n’a pas connu un mauvais match. Il a appris de cette rencontre. On va voir un joueur plus confortable. Je ne crois pas que nous lui en demandons trop. Si c’était le cas, on ne le placerait pas dans cette position. Phillip est capable et il veut ce défi. Jusqu’à présent, il s’est toujours bien débrouillé. Il a connu une très bonne saison et il a un beau futur.»