Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Montréal - New York

Metallica et les Canadiens!

Metallica et les Canadiens!

Louis Jean

Publié 12 avril 2017
Mis à jour 12 avril 2017

Je suis tombé par hasard sur la chanson «Nothing Else Matters» de Metallica ce matin. Je pense que c'était un signe.

Les séries de la Coupe Stanley débutent ce soir. Dans le contexte du sport dans la grande métropole, il n'y a rien de plus gros, rien de plus important.

«Nothing Else Matters».

Ici, au Québec, les partisans de la Sainte-Flanelle prient et espèrent que ce sera l'année où les Canadiens soulèveront enfin une 25e coupe Stanley.

Ce n'est pas le cas à beaucoup d'endroits, mais dans le marché montréalais, tout se joue en séries. C'est ce qui se produira au cours des prochaines semaines qui permettra de déterminer si la campagne a été un succès ou non.

Sur papier, le Tricolore n'est pas parfait. Il y a toujours une défaillance à la position de centre. L'avantage numérique a été inconstant et il y a des points d'interrogation sur les duos en défensives.

Mais avec l'arrivée de Claude Julien, l'équipe s'est nettement améliorée. Les statistiques avancées le démontrent, la fiche du club aussi et sur le plan individuel, plusieurs joueurs sont sortis de leur torpeur.

Il y a deux mois, il y avait beaucoup de questionnement interne. L'équipe connaissait des ratés et on commençait à douter. Je crois que ce doute est complètement dissipé.

L'équipe qui sautera sur la patinoire ce soir face aux Rangers de New York est non seulement confiante, mais surtout elle croit en sa façon de jouer. Elle croit en son potentiel. Elle croit qu'elle a tous les éléments pour aller loin.

À commencer par Carey Price. Tout se joue là. Si Price joue comme il l'a fait en fin de saison, le printemps pourrait être long pour le CH.

Il faudra aussi que tout le monde joue à la hauteur de son talent et des attentes. C'est donc dire que les Pacioretty, Radulov, Weber, Gallagher, Byron, Danault devront continuer à jouer comme ils l'ont fait cette saison. Ça veut aussi dire que les Galchenyuk et Beaulieu doivent oublier la campagne et montrer de quel bois ils se chauffent. C'est le temps ou jamais dans les deux cas.

La fièvre des séries est arrivée. Ça débute ce soir. Les partisans sont excités. Ils voient leur équipe aller loin. Les joueurs voient la même chose. «Nothing Else Matters». Ça promet.

Bonnes séries à tous.

(Un texte de Louis Jean)