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Le carton rouge à Marco Donadel est contesté par l'Impact

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Sans grande surprise, l’Impact a décidé de contester le carton rouge que l’officiel Armado Villareal a décerné à Marco Donadel lors du match contre le Galaxy de Los Angeles, vendredi dernier.

«À mon avis, ce n’est pas un carton rouge, ça c’est sûr, insiste Mauro Biello. J’ai revu tous les angles, il y a eu un contact, mais il n’y a pas de volonté de Donadel de lui donner un coup de coude.»

Et selon l’entraîneur-chef, est-ce que Jermain Jones devrait être puni pour avoir simulé? Disons qu’on peut lire entre les lignes.

«En fin de compte, il est tombé, il avait les mains sur son visage, mais il y a eu zéro contact au visage. Il a décidé de jouer à ça avec l’arbitre et ç’a fonctionné.»

«C’est spécial»

Patrice Bernier s’est montré prudent, mais a quand même livré le fond de sa pensée quant à ce carton rouge fantôme dont a été victime Donadel.

«J’en ai vu des cartons, mais celui de Marco, c’est vraiment spécial», a noté le capitaine.

«On ne peut pas jouer en freinant, mais il faut faire attention et ne pas s’obstiner avec l’arbitre.

«Il y a des situations où il aurait pu donner un carton, notamment [Giovanni] Dos Santos qui a plongé pour avoir un pénalty. On dit à la ligue que c’est une priorité d’éliminer la simulation, donc il y a du travail à faire.»

Hors de leur contrôle

Bernier a rappelé que les joueurs n’y peuvent pas grand-chose contre ce genre de décision et qu’ils doivent s’en servir comme source de motivation.

«Si on joue contre douze joueurs, tant mieux, c’est une motivation pour prouver que ça va en prendre plus pour nous anéantir.»

Le plus étrange, c’est que dans le cas qui nous intéresse, l’infraction est survenue sous les yeux de l’officiel, mais la décision est venue des lignes de côtés.

«L’officiel m’a dit que le quatrième arbitre lui a dit que c’était un geste à caractère agressif», relate Bernier.

Pas content

L’Impact domine la MLS avec trois cartons rouges en cinq rencontres, soit le même nombre que pour l’ensemble de la saison 2016.

«Je ne suis pas content qu’on ait trois cartons rouges en cinq matchs. On ne peut pas contrôler l’arbitre, mais on peut contrôler nos actions», admet Mauro Biello.

Le Bleu-blanc-noir vient au second rang pour les fautes commises avec 80, cinq de moins que Real Salt Lake. Biello explique la situation par le nombre de matchs disputés sur des pelouses ennemies.

«L’équipe qui voyage a parfois de la difficulté au niveau des fautes. On en est conscients et on va corriger ça. On doit trouver l’équilibre entre être agressifs et faire des fautes.»