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Les derniers frissons

Les derniers frissons

Michel Godbout

Publié 29 mars 2017
Mis à jour 29 mars 2017

Le phénomène se produit chaque saison depuis qu'il y a des saisons!

Une ou plusieurs équipes de fond de classement donnent un dernier coup.

Ca s'explique de plusieurs façons.

D'abord, ces équipes jouent sans pression puisqu'elles sont, aux yeux de plusieurs, éliminées.

Ensuite, il y a le phénomène de la fierté. Les joueurs veulent prouver à l'organisation qu'ils méritent leur contrat ou qu'ils en méritent un nouveau.

Dans les deux cas, on parle de survie et ce sentiment peut s'avérer très puissant.

Sans oublier qu'un groupe peut s'unir pour une même cause, celle de jouer les trouble-fêtes.

C'est une attitude de «nous contre tous» qui peut souvent donner des ailes.

Par contre, ces soubresauts, par définition, sont souvent de courte durée.

Dans de rares cas, ils sont prolongés et c'est exactement ce qui se produit en ce moment dans l'Est.

Le Lightning, les Hurricanes et les Islanders n'ont pas encore dit leur dernier mot.

Pourtant, il n'y a pas si longtemps, chacune de ces formations semblait morte et enterrée.

Tampa Bay semblait même avoir lancé la serviette lorsque l'organisation a décidé d'échanger Ben Bishop, Brian Boyle et Valtteri Filppula.

La plupart du temps, une équipe baisse les bras lorsque la direction échange certains gros morceaux.

Mais pas Tampa Bay.

Au contraire, les joueurs du Lightning ont retroussé leurs manches et cognent désormais à la porte des séries.

Tout juste derrière Tampa Bay, on retrouve une course dans la course. Deux équipes à égalité et bien malin est celui qui pourra deviner qui l'emportera.

Les Islanders ont rappelé Jaroslav Halak en renfort, lui qui peut exceller lorsqu'il est placé dans un rôle de négligé. Ils ne sont qu'à quatre points des Bruins.

Mais que dire du retour des Hurricanes. On ne les voyait pas venir ceux-là!

Et à vrai dire, pas beaucoup d'équipes de la LNH non plus! Plusieurs se sont fait jouer le tour, les Canadiens notamment.

Contre toute attente, les voilà aux portes des séries.

Il est certain que la victoire des Bruins mardi soir est venue compliquer la tâche de leurs trois poursuivants, mais lorsque l'on regarde de plus près le calendrier des matchs restants de ces trois formations qui se disputent cette dernière position donnant accès aux séries, ce sont les Islanders qui ont l'avantage, n'affrontant qu'une seule équipe déjà qualifiée pour les séries.

Gary Bettman ne rate jamais une occasion de souligner la parité de son circuit. Constatant cette course folle, force est d'admettre qu'il a tout à fait raison.

Surtout lorsque certaines équipes refusent de mourir.