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Alexandre Daigle à cœur ouvert

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Tout le monde a sa propre théorie à savoir pourquoi Alexandre Daigle n'est pas devenu une super-vedette dans la Ligue nationale de hockey.

Plusieurs d'entre elles sont tirées par les cheveux.

«J'ai lu plusieurs commentaires qui disaient que mes parents m'avaient poussé, mais ils ne m'ont jamais poussé», a confié Daigle, émotif, lors de l'émission Dans l'enclave à TVA Sports.

«Quand je suis arrivé Midget AAA, mes parents n'avaient même pas d'argent pour mes patins. C'est tellement ridicule, ils ont été écorchés pour rien. Ils m'ont tout donné pour que je puisse réussir. C'est vraiment triste.»

D'autres rumeurs voulaient que Daigle aimait bien faire la fête.

«Des gens disaient que je sortais tout le temps, a-t-il dit. Je n'ai jamais raté un couvre-feu. Je n'ai jamais pris de drogue. Je me couchais tôt, je mangeais bien.»

Une dépression au niveau Midget

Daigle était vu par tous comme le prochain Joe Sakic ou Steve Yzerman lorsqu'il a été repêché par les Sénateurs d'Ottawa.

Mais déjà, à ce moment, il était dépassé par les événements.

«Lorsque j'étais Midget, je voulais marquer 50 buts et être le meilleur, a-t-il avoué. Lorsque j'ai atteint les 50 buts, il y a eu un petit déclic.

«Je l'ai vraiment pris dur. J'y suis arrivé et je ne voyais pas le bout. Je constate en regardant en arrière que c'était une dépression.

«J'avais besoin de repartir à zéro, mais je n'ai jamais arrêté par la suite. J'ai perdu ce désir de performer à tous les jours. Ma première année junior a été très difficile mentalement.

«J'avais des doutes à savoir si je voulais continuer à jouer au hockey. Je n'ai jamais retrouvé cette flamme que j'avais auparavant.»

Daigle avoue que tout aurait pu être différent s'il avait eu de l'aide à ce moment-là.

«C'est ma plus grande tristesse de ne pas avoir été chercher l'aide et le support, a-t-il indiqué, très émotif.

«Dans le hockey, c'était mal vu. Il n'y avait pas des gens spécialisés pour cela. J'avais du succès parce que j'avais du talent et que je voulais atteindre la Ligue nationale.

«J'y pense toujours [à ce que ma carrière aurait pu être si j'avais eu de l'aide]. Ça me fait encore mal parce qu'il y a beaucoup de négatif relié à ça.»

Voyez la touchante entrevue de Louis Jean avec Alexandre Daigle dans la vidéo ci-dessous.