Canadiens de Montréal

Alexei Emelin mécontent; Brandon Davidson le remplacera

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«J’ai cinq secondes pour vous parler, pas trente secondes». Généralement de bonne humeur et affable, Alexei Emelin avait perdu son sourire à sa sortie de l’entraînement du Canadien de Montréal au Rogers Arena.

Emelin n’avait pas besoin d’un dessin pour comprendre les plans de Claude Julien. Même si Julien a refusé de le confirmer, le Russe sautera son tour contre les Canucks de Vancouver. Il subira ce sort pour une première fois cette saison. Brandon Davidson le remplacera aux côtés de Jeff Petry.

«Il (Claude) n’a pas besoin de me parler, a répliqué Emelin. C’est mon travail, j’ai besoin de jouer. C’est tout. Je dois montrer le meilleur de moi-même.»

À ses derniers matchs, le numéro 74 n’a rien fait pour gagner la confiance de son nouvel entraîneur. S’il y avait plusieurs aspects positifs de la victoire de 4-1 face aux Rangers au Madison Square Garden, Emelin n’en faisait pas partie. Il a été le maillon faible des siens à la ligne bleue.

Sous la gouverne de Julien, Emelin a tranquillement perdu de ses responsabilités. Utilisé comme partenaire de Shea Weber pendant une longue période de 56 matchs cette saison, le Russe a perdu son poste au profit d’Andreï Markov lors de la visite à Toronto, le 25 février dernier. C’était la quatrième rencontre avec Julien derrière le banc.

Une compétition à l’interne

À la veille du match contre les Canucks, Julien a caché son jeu. Mais à voir le visage d’Emelin et en constatant la joie de Davidson, disons que les changements étaient écrits en grosses lettres dans le ciel.

«On prendra cette décision demain matin, a répliqué l’entraîneur en chef du CH. Mais c’est une possibilité de voir Davidson. J’ai dit depuis quelque temps déjà que je voulais donner une chance à nos nouveaux joueurs de s’intégrer au sein de l’équipe.»

Julien a ensuite utilisé son expérience pour lancer un message positif à Emelin.

«Tout le monde a des hauts et des bas lors d’une saison, a-t-il dit. Personnellement, j’ai toujours aimé Emelin comme défenseur. Quand j’étais à Boston, je n’aimais pas ça jouer contre lui. C’est le type de joueur que tu aimes quand il est dans ton équipe. C’est un bon joueur, il peut te donner un bon coup de main.»

«Pour moi, c’est un défenseur qui doit faire partie de tes six partants, a-t-il continué. Il a connu quelques matchs plus difficiles récemment et il faut lui offrir une chance de s’ajuster.»

Avec 15 attaquants et huit défenseurs présents pour ce voyage, Julien n’aura pas le choix de faire quelques malheureux d’ici les prochains jours. Cette profondeur est souvent décrite comme un heureux problème pour un entraîneur.

«Les gars doivent réaliser qu’il y a de la compétition à l’interne, a-t-il répliqué. Si tu n’es pas de la formation, tu dois rester un bon joueur d’équipe. Tu ne dois pas changer ton attitude dans le vestiaire pour des raisons égoïstes. Quand tu as des décisions difficiles à prendre, ça donne de la valeur à ton équipe. Ça signifie que tu as beaucoup de choix.»

Deux anciens Oilers

Acquis des Oilers d’Edmonton contre David Desharnais le 28 février, Davidson portera le chandail du CH pour une première fois.

«Je suis vraiment excité, a dit l’Albertain de 25 ans. J’ai regardé les deux derniers matchs des gradins et j’ai profité de ce temps pour analyser le système. Je ne peux pas demander mieux que de jouer un premier match avec le Canadien. En plus, je connais un peu Petry de l’organisation des Oilers.»

«C’est une belle chance pour moi, a poursuivi Davidson. Je dois montrer au Canadien ce que je peux faire. Je sais que j’aurai besoin de prouver aux entraîneurs et à mes coéquipiers que j’ai ma place ici. Mais j’y arriverai en restant le même défenseur.»