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«Je ne sais pas ce qui va se produire» - GSP

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Le combattant d’arts martiaux mixtes (AMM) québécois Georges St-Pierre avait visiblement peu à dire au sujet de son avenir à court terme, jeudi, à la grande déception des journalistes venus couvrir une conférence de presse visant à souligner le lancement de l’application ChallengeU, à Montréal.

L’ancien champion des mi-moyens de l’Ultimate Fighting Championship (UFC) a laissé entendre qu’il ne souhaitait pas commenter le dossier, préférant se concentrer sur la promotion de ChallengeU.

«Il y a plusieurs sujets que je ne peux pas aborder, a expliqué l’athlète originaire de Saint-Isidore, avant de se lancer dans une analogie. Le sport dans lequel je gravite, c’est comme le marché de la bourse. Parfois, une action vaut beaucoup, et à un autre moment, sa valeur descend. Essayez de comprendre le message!»

«Je ne sais pas ce qui va se produire. Il y a des discussions, je ne peux en dire plus», a-t-il conclu.

Depuis qu’il a annoncé sa volonté de vouloir effectuer un retour sur l’octogone, St-Pierre a mené des négociations ardues avec l'UFC pour l’organisation d’un combat. Les pourparlers ont achoppé et le Québécois de 35 ans se considère maintenant comme «joueur autonome».

Un prérequis

Questionné au sujet de l’importance pour les athlètes des AMM de suivre un cheminement scolaire régulier, «GSP» n’a pas écarté la possibilité d’imposer une diplomation minimale aux membres de l'Association des athlètes d'arts martiaux mixtes (AAAMM).

«C’est une idée très intéressante. Il est vrai que plusieurs athlètes mettent tous leurs œufs dans le même panier, et ce n’est jamais une bonne idée, puisqu’on n’est jamais à l’abri d’une malchance.»

St-Pierre a été à l’origine de la création de l'AAAMM, qui devrait permettre à terme aux combattants de se doter d’une convention collective pour un meilleur partage des revenus.

Un défi

Dans le cadre du lancement de ChallengeU, «GSP» a par ailleurs lancé le défi à l’ancien attaquant du Canadien Steve Bégin de terminer son secondaire. Un défi que le hockeyeur a accepté.

La plateforme, utilisée sur le téléphone intelligent, permet aux adultes d’obtenir les prérequis nécessaires à la passation des examens du ministère de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur sans avoir à retourner sur les bancs d’école.

«ChallengeU, c’est une idée fantastique, a indiqué le combattant. J’ai toujours tenté de pousser les jeunes vers le sport, mais aussi vers l’éducation. Ce sont des priorités dans la société.»

«Tout ce que ça prend pour terminer le secondaire, c’est une attitude positive et de la motivation.»