Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Price : on s'en reparle après la pause

Price : on s'en reparle après la pause

Patrick Lalime

Publié 08 février 2017
Mis à jour 08 février 2017

Les mauvaises performances siphonnent ton énergie mentale. Quand ça ne va pas bien, tu penses constamment à des solutions pour t’en sortir. Tu manques de recul.

Et en plus de ses difficultés récentes, gardons en tête que Carey Price est concentré sur le hockey de compétition depuis la Coupe du monde de hockey en septembre.

Le numéro 31 n’a pas non plus exactement décroché du hockey pendant la pause du match des étoiles comme le reste de ses coéquipiers des Canadiens de Montréal – exception faite de Shea Weber.

C’est pourquoi je pense que la toute nouvelle semaine de congé instaurée par la Ligue nationale de hockey (LNH) est la meilleure chose qui puisse arriver cette saison.

Les Canadiens de Montréal doivent encore affronter les Coyotes en Arizona, recevoir les Blues de St. Louis et visiter les Bruins à Boston avant de profiter de la fameuse bye week. Après cette semaine de congé, le Tricolore entrera dans le dernier droit de la campagne.

Quand j’étais dans la LNH, on poussait beaucoup pour avoir une semaine de congé quelque part dans la saison, juste pour avoir une pause mentale, question de recharger les batteries avant de repartir pour de bon.

Je comprends que ça ne va pas bien, que Carey n’est pas à son meilleur présentement, mais je le répète : patience. Il reste trois matchs avant la pause assignée aux Canadiens, du 13 au 17 février. Quand le CH reviendra de la pause, on passera aux choses sérieuses, on commencera à penser aux séries; et on surveillera les performances de Price de plus près.

Qu’à cela ne tienne, si on jette un coup d’œil aux lacunes dans son jeu...

Crédit photo : Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Manque d’agressivité dans le demi-cercle?

C’est vrai, ce qu’a dit Dany Dubé à l’émission #LavoieDubé : quand Price n’est pas à son meilleur, il redevient un peu nonchalant et manque de combativité. Je trouve que Carey a l’air un peu trop dans sa zone de confort présentement.

Son travail après le lancer change beaucoup. On dirait qu’il continue de glisser. Quand Stéphane Waite a décroché le poste d’entraîneur des gardiens à Montréal, Price s’est transformé. Il était toujours prêt, autant avant qu’après le tir, toujours en position. Sa gestuelle était défiante. Maintenant que l’effet de nouveauté s’est dissipé, se fie-t-il un peu trop à son talent?

Par ailleurs, certains mettront en évidence les statistiques individuelles de Price depuis son fameux regard lancé vers le banc des Canadiens quand il a été chassé du match contre les Sharks de San Jose...

Avant le match du 16 décembre c. San Jose

21 parties jouées
Dossier : 16-3-2
Taux d’efficacité : ,940
Moyenne de buts alloués : 1,80

Depuis le match du 16 décembre c. San Jose

20 parties jouées
Dossier : 7-10-3 
Taux d’efficacité : ,898
Moyenne de buts alloués : 3,03

Pas très rutilant. Et je n’ai pas aimé ce regard de Price... mais le simple fait de penser à cet incident, c’est retourner loin en arrière.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis cette rencontre face aux Sharks. Des joueurs réguliers se sont blessés, ce qui a poussé certains joueurs de soutien à se dépasser pour montrer leur valeur. Avec les retours des vedettes, ces acteurs de second plan reprennent un peu leur trou au lieu de continuer d’en faire plus.

Le contexte a complètement changé. Il vaut mieux analyser ce qui se produit sur la glace avant de spéculer sur ce qui se passe en coulisses. L’argument d’une mauvaise relation avec les entraîneurs est invalide, selon moi.

De toute façon, on se reparlera de tout ça après la semaine de congé des Canadiens.

Un texte de Patrick Lalime