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LNH

Une situation difficile pour Allen

Une situation difficile pour Allen

Patrick Lalime

Publié 01 février 2017
Mis à jour 01 février 2017

Rien ne va plus à St. Louis. Les Blues ont congédié l’entraîneur-chef Ken Hitchcock mercredi afin de remettre l’équipe sur le droit chemin en vue des séries éliminatoires.

L’équipe n’a gagné que trois de ses 10 derniers matchs. La situation du gardien de but Jake Allen fait grandement jaser. Il a lui-même avoué qu’il traversait des moments difficiles et il a été mis à l’écart pendant quelques jours afin de retrouver ses moyens mentalement.

J’ai vécu une situation semblable lors de ma dernière année à Ottawa, avec les Sénateurs. Ce n’est aucunement en lien avec la technique, tout se passe dans la tête. Dès que tu accordes un mauvais but, tu te dis que tu as laissé tomber tes coéquipiers.

Je me souviendrai toujours de ce que Greg Millen m’avait dit : «est-ce que tu sais quelle est la différence entre toi et Martin Brodeur mentalement? Lui, s’il perd un match 7-0, il va se présenter sur la glace le lendemain en ayant en tête qu’il a réussi un blanchissage la veille.»

C’est ça l’important. C’est de ne pas trop analyser chaque but ou chaque jeu et de repartir à zéro chaque fois. Allen aura maintenant deux mentors parfaits en Martin Brodeur, justement, et Ty Conklin. Il sera intéressant de voir ce qui en ressortira.

Le poste de no 1 à Anderson

Craig Anderson est revenu à l’entraînement avec ses coéquipiers cette semaine et il va retrouver son poste devant le filet sous peu. C’est lui le no 1 des Sénateurs. Il connaissait un début de saison incroyable avant qu’il ne quitte pour être auprès de sa femme.

Mike Condon a très bien fait en son absence. Il a démontré qu’il était capable de faire le travail et il s’est certainement gagné un poste pour la saison prochaine. Il est un bel exemple de résilience. Il est passé des Canadiens aux Penguins aux Sénateurs et a su faire sa place.

Un goût amer pour Price

Carey Price a perdu deux blanchissages en fin de match lors de ses trois derniers départs. Contre les Flames de Calgary, il a accordé un but à la dernière seconde en désavantage numérique. Puis contre les Sabres de Buffalo, son équipe a joué avec moins d’intensité en fin de rencontre pour finalement accorder deux buts.

Price a beau dire qu’il ne regarde pas les statistiques, c’est frustrant. Tu es content de gagner, mais ça laisse un goût amer en bouche.

Cela dit, ça va probablement encore arriver, mais le plus important sera toujours la victoire et ça, Price en est bien conscient.

Texte de l'analyste hockey Patrick Lalime