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«Les prix étaient trop chers» - Fasel

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L’heure était au bilan, jeudi, au Championnat du monde junior. Sans surprise, les bonzes de Hockey Canada ont remis un constat truffé des mêmes erreurs qu’en 2015.

Il y a plus d’un mois, le président de la Fédération internationale de hockey (IIHF), René Fasel, estimait que Hockey Canada avait fait ses devoirs en réduisant de 30 % le prix des billets en comparaison avec le Mondial junior de 2015.

Ce n’était visiblement pas suffisant. Le coût faramineux des billets a une fois de plus porté ombrage à l’action sur la patinoire.

«Le prix des billets était effectivement trop élevé, a reconnu d’emblée M. Fasel, flanqué de Scott Smith et Tom Renney de Hockey Canada pendant la conférence de presse. Il faut appeler un chat, un chat. Si les billets sont trop chers et que la température est mauvaise, les gens préfèrent rester à la maison.»

Somme toute «satisfait» de l’événement, M. Fasel est d’avis que la stratégie du prix des billets devra être revue pour 2019, à Vancouver. Un sentiment de déjà-vu...

Encore trop cher

En 2015, le tournoi organisé conjointement à Montréal et Toronto avait attiré 366 370 spectateurs. Avant les deux finales de jeudi, seulement 259 899 amateurs avaient franchi les tourniquets pour assister au même événement.

Au Centre Bell, une très faible moyenne de 7305 spectateurs a été enregistrée pour le Mondial junior. Rappelons que le domicile du Canadien peut accueillir jusqu’à 21 288 amateurs de hockey...

«Je crois que Hockey Canada a compris le message des médias et des partisans, a mentionné M. Fasel. Si les spectateurs ne sont pas là, c’est qu’il y a une raison. Ce n’est certainement pas la qualité du jeu.»

Pour les matchs de la ronde demi-finale, le coût d’un billet parmi les moins chers — situé dans les hauteurs du Centre Bell — était de 82,50 $. Le comité organisateur avait tenté d’ajuster le tir en abaissant les prix à la dernière minute, mais c’était trop peu trop tard.

«Je paie un petit popcorn plus de 7 $, j’achète mes billets et ça me revient entre 500 et 800 $ pour une famille de quatre, a constaté M. Fasel. Ça fait beaucoup d’argent.»

« Montréal, c’est le Canadien »

M. Fasel n’est pas mathématicien. Mais il a trouvé une «formule magique» très simple et très efficace qui aurait plu à tout le monde.

«Si nous avions demandé la moitié du prix, nous aurions peut-être rempli le Centre Bell. C’est un calcul qui est tout simple à faire. Nous aurions eu le même revenu avec un aréna plein à sa capacité.»

Malgré les deux derniers coups de gueule, M. Fasel n’écarte pas la possibilité de déposer une troisième fois ses pénates à Montréal. Mais pas à n’importe quel prix.

«Si Hockey Canada veut revenir à Montréal, il va devoir revoir sa politique de prix des billets. Sinon, il y a un aréna à Québec!»

Avec son «autre type de clientèle», Toronto s’en est beaucoup mieux tirée, estime M. Fasel.

«À Montréal, c’est différent, a-t-il enchaîné. Il n’y a qu’une seule équipe, et c’est le Canadien. Il n’y a personne d’autre. J’ai entendu dire que Denis Coderre veut ramener une équipe de baseball à Montréal. Si l’équipe est partie, il y a bien une raison. Montréal, c’est le Canadien. Point final.»