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Hockey

Les États-Unis remportent une finale endiablée

Publié | Mis à jour

Comme en 2010 à Saskatoon, la grande finale du Championnat du monde junior a pris une tournure dramatique entre le Canada et les États-Unis. Il aura, cette fois-ci, fallu recourir aux tirs de barrage pour déterminer les champions.

En vertu d’un gain de 5 à 4, les États-Unis se sont couverts d’or devant 20 173 spectateurs assis au bout de leur siège au Centre Bell, dans un spectacle à couper le souffle.

Troy Terry, encore lui, a joué les héros en tirs de barrage.

L’unifolié n’a ainsi pu prendre sa revanche au bout d’un duel épique dont les amateurs se souviendront longtemps.

Dans l’histoire du championnat, une seule finale avait nécessité les tirs de barrage. C’était en 2000, en Suède, où la République tchèque avait battu la Russie 1 à 0.

Dans cette défaite crève-cœur, le Canada a été propulsé par sa filière québécoise. Les défenseurs Thomas Chabot et Jérémy Lauzon, ainsi que les attaquants Nicolas Roy et Mathieu Joseph, ont battu Tyler Parsons, bombardé de 50 rondelles en temps régulier.

Hart a quant à lui cédé devant Kieffer Bellows, fils de l’ancien du Canadien, Brian, à deux reprises. Charlie McAvoy et Colin White ont aussi trouvé le fond du filet alors que les États-Unis ont comblé deux fois un écart de deux buts.

Ils ont ainsi remporté le quatrième titre de leur histoire. «C'est un rêve de sortir gagnant de ce tournoi avec ces joueurs, a déclaré White après la victoire. Ce fut un effort collectif. On n’a jamais lâché même si on tirait de l’arrière.»

«Je n'ai pas de mots pour le décrire. C'est l’un (Troy Terry) des meilleurs joueurs des grandes occasions que j’ai vu», a déclaré Adam Fox, qui a amassé trois aides.

Sortie en force

Les Canadiens ont sauté à nouveau sur la patinoire avec le couteau entre les dents. Ils ont malmené les Américains en utilisant leur vitesse et leurs épaules.

Les défenseurs québécois ont sonné la charge. C’est le meilleur arrière du tournoi, Chabot, qui a soulevé le toit du Centre Bell à la cinquième minute. Il a saisi une passe destinée à Mathieu Joseph dans l’enclave et glissé la rondelle sous les yeux de Parsons, pris hors position.

Lauzon a pris le relais en lâchant une bombe qui a mis la foule en liesse.

Mais comme il ne faut jamais compter les Américains pour battus, ceux-ci ont remonté la pente au second vingt en offrant une meilleure opposition.

Alors que la défensive canadienne s’est ouverte, McAvoy a profité de tout le temps au monde pour décocher un tir précis qui a battu Hart.

Le Canada a aussi ouvert la porte en écopant d’une énième pénalité pour s’être fait pincer en surnombre sur la glace. C’est alors que Bellows a fait cher payer cette erreur. Il a créé l’égalité en faisant dévier un tir de la pointe d’Adam Fox.

Vers la période décisive

La table était donc mise pour une troisième période épique. Les Québécois ont poursuivi leur excellent travail. Roy a fait mouche d’un tir précis lors d’une attaque massive et Joseph a frappé à nouveau en inscrivant son premier du tournoi.

Les représentants du pays de l’Oncle Sam ont encore comblé l’écart, au grand désespoir des amateurs.

Bellows a d’abord redonné espoir aux siens en faisant baisser le niveau de décibels d’un iota. White s’est chargé de réduire les spectateurs au silence. Bien planqué à l’embouchure du filet, il a complété la savante mise en scène de Fox.

L’égalité a perduré au terme d’une prolongation complètement folle alors que les spectateurs n’avaient plus d’ongles à ronger. Terry a fermé les livres en fusillade.