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Tennis

Le vide avant de repartir la machine

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La Québécoise Eugenie Bouchard a connu une année 2016 en montagnes russes sur le circuit de la WTA. Malgré tout, ses objectifs n’ont pas changé.

«Je veux faire mieux qu’en 2016, a souligné Bouchard lors d’une entrevue à ESPN. Mon but est de me concentrer sur les choses que je n’ai pas faites de la bonne manière. Je veux y aller une étape à la fois et m’améliorer.

«Ça fait deux semaines que je suis en vacances. Je ne vais pas au gymnase. Je ne regarde pas le gymnase. Je ne pense pas au gymnase. C'est important pour moi d'obtenir quelques semaines de congé. Pas seulement, physiquement, mais mentalement également. [...] Je recommence mon entraînement la semaine prochaine.»

À l’instar de 2015, l’année sur les terrains de la joueuse en 2016 n’a pas été de tout repos. La Québécoise a terminé sa saison avec une fiche de 31-24 avec aucun titre.

Toutefois, sa dernière campagne n’a pas été ponctuée que de bas.

«Le moment fort a été sans aucun doute les Jeux olympiques, a continué Bouchard. C’était plaisant d’avoir le sentiment de représenter ton pays. C’était également plaisant d’avoir des coéquipiers, ce que nous ne sommes pas vraiment habitués au tennis. C’était tellement un sentiment de fierté.»

Outre ses performances sur le terrain, la Québécoise a également beaucoup fait jaser pour sa vie à l’extérieur des compétitions.

La gloire sportive vient avec ses côtés positifs et négatifs. Et Bouchard en est consciente.

«Je pense que c’est toute la négativité, a souligné la joueuse de 22 ans. De nos jours, beaucoup de choses circulent, pas juste à propos de moi, mais à propos de plusieurs personnes.  Personne n’est parfait et je pense que les critiques sont un peu injustes à l’endroit des sportifs. Nous essayons au meilleur de nos habilités. Toute cette haine me semble illogique. C’est frustrant, mais j’essaie de ne pas m’en soucier.»

Puis, Bouchard a abordé l’épineux dossier de la dernière élection présidentielle américaine et de certains Américains qui auraient affirmé avoir l’intention de déménager au nord de la frontière américaine en raison de l’élection de Donald Trump.

«Si vous voulez me marier pour obtenir la citoyenneté canadienne, je suis disponible, a-t-elle affirmé en riant. Il y a tellement de blagues là-dessus en ce moment.

«[...] Mais si vous voulez un conseil. Il fait vraiment froid, alors je ne suis pas sûr que vous devriez venir (ici). J’ai déménagé en Floride et j’habite Miami. [...] Montréal est magnifique et l’été est vraiment chaud, mais c’est tellement court. C’est comme deux ou trois mois qui sont incroyables, mais huit mois de pure torture.»