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La nouvelle harmonie des Oilers

La nouvelle harmonie des Oilers

Michel Godbout

Publié 31 octobre 2016
Mis à jour 01 novembre 2016

Nous sommes presqu'à mi-chemin dans le match de vendredi opposant les Oilers aux Canucks. Le gardien Cam Talbot est appelé à se signaler et il répond de brillante façon. 

Quelques instants plus tard, Anton Lander gagne la mise en jeu dans son territoire, remet à Milan Lucic, qui refile à Connor McDavid, sa vitesse déjà légendaire lui permet de s'échapper et de marquer. 1-0 Oilers. Le match se terminera 3-0, une septième victoire pour les «Huileux».

Je vous décris ce scénario car il est nettement à l'opposé de ce qui se produisait l'an dernier. D'abord parce que Talbot n'effectuait pas les arrêts aux moments clés. Ensuite on ne remportait pas les mises en jeu importantes et les sorties de zone étaient plus que laborieuses.

Mais pas cette année. Du moins pas jusqu'à présent! Plusieurs facteurs expliquent ce revirement de situation, mais pas autant qu'on pourrait le croire. Les changements ont été stratégiques et sans panique.

D'abord, la transaction de Taylor Hall pour Adam Larsson. Plusieurs croyaient que le New Jersey avait réussi un vol. Et jusqu'à présent, Hall s'avère un joueur pivot pour l’attaque des Devils.

Mais selon certains, l'attitude de Hall nuisait au collectif à Edmonton et les Oilers avaient un urgent besoin de défenseurs stables. D'où l'arrivée de Larsson.

L'encre à peine séchée sur le contrat, un autre défenseur s'amenait. Kris Russell apportait plus d'expérience en prime. Deux importantes pièces du puzzle venaient de tomber en place. 

La maturité des jeunes joueurs n'est pas à négliger non plus. Force est d'admettre, même s'il n'a pas réussi que de bons coups depuis qu'il est à Edmonton, que le DG Peter Chiarelli doit se frotter les mains dans sa loge du nouveau Rogers Place.

Mais le plus impressionnant à mon avis, c'est d'avoir réussi à se défaire de l'attitude de perdant qui hantait l'organisation depuis des années. Quand une équipe perd aussi régulièrement que les feuilles tombent à l'automne, il est très difficile de s'en sortir. Parlez-en aux Maple Leafs.

Beaucoup du crédit pour cette métamorphose de mentalité est attribuable au nouvel entraîneur Todd McLellan. Il a beau avoir du talent à sa disposition, tel un chef d'orchestre, il doit s'assurer que l'ensemble joue en harmonie.

Et jusqu'à présent, la musique qui émane d'Edmonton est digne du palmarès!