Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : déception et fierté chez Équipe Europe

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Équipe Europe était à trois petites minutes de créer l’égalité dans la finale de la Coupe du Monde. Toutefois, Patrice Bergeron, Carey Price et Brad Marchand en ont décidé autrement.

Jusqu’au but de Bergeron en avantage numérique, la formation de Ralph Krueger était parvenue à neutraliser le Canada avec son style hermétique.

«On a encore joué un très bon match, a souligné le capitaine Anze Kopitar. On a eu quelques chances de doubler notre avance en fin de rencontre, mais on a manqué d’opportunisme».

«C’est sûr que c’est très décevant, mais je pense qu’on a tout laissé sur la table et qu’on a donné une bonne opposition au Canada.»

Son entraîneur a abondé dans le même sens.

«C’est une défaite qui fait très mal, mais on doit voir le portrait global de la rencontre, a souligné Ralph Krueger. On a joué de façon incroyable ce soir et on a disputé notre meilleur match du tournoi.

«Je suis très fier de mon groupe de joueurs qui en a encore surpris plus d’un.»

Il croit que la punition de Kopitar, qui s’est traduite par le but égalisateur, a été le tournant de la partie.

«Je n’aime pas parler des appels des officiels, mais celle qui a été décernée à Kopitar était discutable, a-t-il mentionné. On avait vu plusieurs situations comme celles-là pendant le match, mais elles étaient demeurées impunies.»

Fin d’un beau parcours

Cette défaite met fin à un beau parcours d’Équipe Europe qui a défié toutes les probabilités durant la Coupe du Monde.

La formation, qui regroupait des joueurs de plusieurs pays, est parvenue à se qualifier pour la finale grâce à un système de jeu basé sur l’opportunisme et les prestations de son gardien de but.

«Je suis très fier de cette équipe parce qu’on a confondu les sceptiques, a souligné Kopitar. Ce fut une expérience unique durant laquelle tout le monde a eu du plaisir à tirer dans la même direction.

«Je crois qu’on a laissé une belle marque sur cette édition de la Coupe du Monde.»

«On a prouvé que si chaque joueur travaille l’un pour l’autre, un groupe comme le nôtre pouvait rivaliser contre des équipes plus talentueuses sur papier, a souligné avec justesse Ralph Krueger. On aurait souhaité une meilleure fin, mais en raison de la façon dont notre tournoi s’est déroulé, ce sera plus facile à digérer.»