Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : «un but inattendu» - Crosby

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Même sur le banc des joueurs canadien, on se préparait à disputer une période de prolongation lorsque Brad Marchand a inscrit le but vainqueur avec à peine 44 secondes à écouler au troisième tiers.

Il faut dire que la priorité du groupe était d’abord d’écouler la punition décernée à Drew Doughty, 63 secondes après que Patrice Bergeron eut créé l’égalité.

«Nous nous sommes dit que nous devions nous assurer de survivre à cette punition. Puis, Brad a marqué un but inattendu, mais essentiel. Ce fut un changement d’émotion radical, ce qui a rendu le moment excitant et spécial», a raconté Sidney Crosby, au terme de cette victoire dramatique.

Élu joueur le plus utile du tournoi, Crosby a rejoint Wayne Gretzky et Bobby Orr dans le club sélect des joueurs ayant remporté le trophée Hart, le trophée Conn Smythe et le titre de joueur par excellence de la Coupe du monde ou de la Coupe Canada.

Marchand n’aurait pas soulevé la foule du Air Canada Centre si Carey Price n’avait pas, quelques instants auparavant, privé Marian Hossa d’un but certain.

«Lorsqu’il a effectué cet arrêt, l’atmosphère est devenue électrique dans l’édifice. C’est certain que l’on se nourrit de cette énergie. On a eu la chance de lui retourner la faveur», a souligné le héros de la rencontre.

Tenaces et frustrants

Le Canada a eu la vie beaucoup moins facile que ce que tout le monde avait prévu. Après avoir donné une bonne opposition aux favoris lors du premier match, l’Europe a repoussé les Canadiens dans leurs derniers retranchements.

«Ils avaient l’air de connaître notre jeu. Ils ont fait de leur mieux pour nous frustrer et nous laisser aucun espace. Ce n’était pas facile. On a eu de la misère», a déclaré Jonathan Toews, architecte du filet de Marchand.

Bergeron abondait dans le même sens en parlant des Européens.

«On a souvent parlé d'eux comme des négligés, mais ils formaient une excellente équipe avec plusieurs vétérans. Ils jouaient du hockey serré et de la bonne façon. Ils méritaient de participer à cette finale et ils nous en ont donné pour notre argent.»

D’ailleurs, qui sait ce qu’un troisième match aurait réservé aux représentants de l’unifolié avec une équipe européenne gonflée à bloc ?

«On ne voulait pas d’un troisième match. Tout peut arriver dans un duel ultime. Nous avons appliqué beaucoup de pression au cours des 10 dernières minutes. C’est là que nous avons obtenu nos meilleures occasions. Même dans les derniers instants, nous savions qu’il nous restait encore un peu de jus», a décrit Crosby.

Price n’est pas pressé de rentrer

Toujours invaincu en matchs internationaux, Price y est allé d’une boutade lorsque le confrère Dave Stubbs lui a demandé à quel moment il comptait rejoindre ses coéquipiers du Canadien.

«Pas avant une semaine, j’espère», a-t-il lancé en éclatant de rire.

Il faut dire que le gardien d’Anahim Lake n’a pas chômé au cours des dernières semaines, étant davantage occupé que lors du tournoi olympique de Sotchi.

En cinq présences devant le filet canadien, Price a bloqué 156 des 163 tirs auxquels il a fait face. Il a mené le tournoi avec un taux d’efficacité de ,957 et une moyenne de but alloué de 1,40.