Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : ces joueurs qu'on connaît mieux

TVA Sports / Guillaume Theroux

Publié | Mis à jour

Quelle idée de la LNH que de réunir dans la même équipe les meilleurs éléments de huit nations plus faiblement représentées en son sein à la Coupe du monde de hockey!

Finaliste inattendue et fière compétitrice, l’Europe a donné toutes les raisons aux amateurs de hockey de renouveler leur enthousiasme à l’endroit de joueurs moins en vue dans le star sytème de la ligue.

Ces joueurs, vous les connaissiez déjà; mais ce quintette extraordinaire du club européen sera à surveiller dans les différents clubs pour lesquels il évolue sur le circuit Bettman.

1. Leon Draisaitl, Allemagne (attaquant, Oilers d’Edmonton)

On n’en a généralement que pour Connor McDavid, on sait ce dont est capable Jordan Eberle et une des interrogations du camp d’entraînement des Oilers d’Edmonton est de savoir si le Finlandais Jesse Puljujarvi percera la formation dès sa première année en Amérique du Nord.

Ne perdons toutefois pas de vue le jeune Leon Draisaitl, qu’on pourrait voir noircir les feuilles de pointage à profusion en 2016-2017, après une saison d’une cinquantaine de points l’année dernière.

Le jeune joueur de centre qui aura 21 ans en octobre a vraiment brillé de tous ses feux pendant la phase préparatoire et le tournoi préliminaire de la Coupe du monde. Seule «inquiétude», si vous voulez : l’impact de Draisaitl s’est amoindri après la ronde de groupes. Il a terminé le tournoi avec deux buts en six matchs éliminatoires.

Leon Draisaitl se charge de la Suède - TVA Sports

2. Mats Zuccarello, Norvège (attaquant, Rangers de New York)

Le petit attaquant Mats Zucarello s’est présenté comme l’un des grands leaders de l’étonnante formation européenne à Toronto. Malgré ses 5 pi 7 po, l’ailier joue gros. Sa production d’un but et trois aides en six rencontres est le produit de sa belle vision de jeu.

Les clés de l’attaque des Rangers sont entre ses mains cette année. À lui la responsabilité de ragaillardir et d’alimenter un contingent offensif sans réelle super-vedette à New York, si ce n’est Rick Nash, auteur de... 36 points lors de la dernière campagne.

Zuccarello a publiquement dénoncé le départ de son pote Derick Brassard chez les Sénateurs d’Ottawa contre Mika Zibanejad mais, qu’importe, il faut quand même s’attendre à une saison d’au moins une soixantaine de points de sa part.

Le petit Zuccarello en a dedans! - TVA Sports

3. Tomas Tatar, Slovaquie (attaquant, Red Wings de Detroit)

L’Europe a fait de Tomas Tatar un de ses fers de lance offensifs pendant la compétition, sur un premier trio complété par le capitaine des Kings de Los Angeles Anze Kopitar et l’increvable Marian Hossa. Le Slovaque a inscrit trois buts en six matchs, dont ce but qui a donné la victoire aux siens en prolongation contre la Suède, en demi-finales.

Il faudra le même genre de leader de la part de l’ailier de 25 ans chez les Red Wings de Detroit, si la formation du Michigan veut accéder aux séries pour une 26e saison de suite et, surtout, faire mieux qu’une simple participation au premier tour éliminatoire.

Pavel Datsyuk a quitté pour la Russie, Henrik Zetterberg en est à ses derniers milles et ce n’est pas le nouveau venu Thomas Vanek qui prendra l’attaque des Red Wings sur ses épaules. L’avenir des Wings, c’est Tatar et Dylan Larkin. Une trentaine de buts et une soixantaine de points en 2016-2017 pour Tatar, c’est possible?

Hormis Vanek, un autre trentenaire a fait son arrivée chez les Red Wings dans l’entre-saisons. Parlons-en...

Tatar propulse l'Europe en finale! - TVA Sports


4. Frans Nielsen, Danemark (attaquant, Red Wings de Detroit)

Le joueur de centre Frans Nielsen abattait une très belle besogne dans l’ombre depuis plusieurs années chez les Islanders de New York, son club de toujours. Quittant Brooklyn par le biais du marché des joueurs autonomes, le vétéran de 32 apportera avec lui la fiabilité et la stabilité dont l’effectif à l’attaque des Red Wings aura grandement besoin en 2016-2017.

Les fans ne sont pas friands de ce terme mais, Nielsen, c’est tout un joueur «dans les deux sens du jeu»; à la Tomas Plekanec (Canadiens de Montréal), disons. Pour vous donner une idée de la qualité de son jeu, le Danois a pivoté le deuxième trio européen composé de Zuccarello et du franc-tireur Marian Gaborik, avant que ce dernier ne soit forcé au repos à cause d’une blessure à une jambe.

Il faut s’attendre au même genre de rôle pour lui à Detroit, peut-être même plus, entouré de Zetterberg et Nyquist, ou peut-être Justin Abdelkader et Tomas Tatar.

5. Pierre-Édouard Bellemare, France (attaquant, Flyers de Philadelphie)

On n’en est pas encore à prendre Pierre-Édouard Bellemare dans notre pool, mais ce qu’il a bien joué à Toronto! Deux points en six matchs pour le Français, qui a récolté deux points sur la quatrième ligne avec Vanek et Jannik Hansen. L’attaquant de 31 ans des Flyers de Philadelphie a même battu Jonathan Quick dans une victoire de 3-0 lors de la phase préliminaire.

En 2016-2017, Bellemare n’en sera qu’à sa troisième saison dans la LNH, mais pourrait bien devenir l’un des joueurs de soutien les plus populaires de la ligue. Que diriez-vous d’un troisième trio Bellemare-Sean Couturier-Dale Weise à Philadelphie.

Bellemare participe à l'humiliation - TVA Sports