Coupe du monde de hockey

Champions in extremis!

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Tout laissait présager que l’Europe, grande négligée de cette finale de la Coupe du monde de hockey, provoquerait la tenue d’un match ultime. Elle est venue à trois minutes d’y parvenir.

Des buts de Patrice Bergeron, en supériorité numérique, et de Brad Marchand, à court d’un homme, inscrits à 2 min 09 s d’intervalle en fin de troisième période, ont permis au Canada de l’emporter 2-1, jeudi dans un Centre Air Canada en liesse, et d’être couronné champion de la Coupe du monde.

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La troupe de Mike Babcock doit une fière chandelle à Carey Price dont la soirée de travail fut la plus occupée du tournoi.

Pendant que ses coéquipiers se cherchaient sur la glace, embouteillés par le jeu discipliné et étanche des Européens, le gardien du Canadien de Montréal maintenait l’écart à un seul but.

Après avoir cédé devant Zdeno Chara dans la septième minute du premier engagement, Price a été sans faille. Plusieurs des 33 lancers qu’il a reçus n’étaient pas commodes. Des passes transversales dans l’enclave et quelques échappées ont meublé sa soirée. Mais, toujours aussi calme, le gardien d’Anahim Lake n’a pas bronché.

Le doigt sur le bobo

En matinée, Ralph Krueger racontait qu’il avait montré à ses joueurs 74 séquences vidéo où ils avaient erré lors du premier match, mais qu’il ne s’attarderait à corriger qu’un seul élément. Il faut croire qu’il avait mis le doigt sur le bon.

Effectivement, à première vue, on pourrait croire que les troupiers de Babcock ont livré une performance plus discutable que mardi, lors du duel remporté de peine et de misère au compte de 3-1. Cependant, arriver à cette conclusion serait un manque de respect pour les ajustements apportés par Krueger et la discipline de sa troupe. Le plan de match a été respecté à la lettre.

En pratiquant un style de jeu étanche, l’Europe a empêché les attaquants canadiens de respirer. Un exemple parfait de l’expression de plus en plus populaire en jargon de hockey voulant qu’il faille enlever temps et espace à son adversaire.

L’enclave étant inaccessible, le Canada n’a eu d’autre choix que de décocher des tirs de loin. La plupart du temps, ceux-ci étaient bloqués avant même de se rendre à Jaroslav Halak.

Un trio à museler

Les attaquants canadiens ont également passé leur soirée à tenter de battre de vitesse les défenseurs européens en multipliant les rotations en coin de patinoire. Jamais ceux-ci ne sont tombés dans le panneau.

De plus, avec l’avantage du dernier changement, l’entraîneur européen a pu utiliser le trio d’Anze Kopitar contre celui de Sidney Crosby.

Une stratégie qui allait de soi, étant donné que les membres de la première ligne du Canada avaient combiné leurs efforts pour inscrire 10 buts des 22 de l’unifolié... avant les deux de jeudi.

Pas surprenant que le Canada ait eu recours aux unités spéciales pour remonter la pente.

Bon temps pour débloquer

D’ailleurs, le Canada, qui n’avait tiré de l’arrière que pendant 2:41 depuis le début du tournoi, a choisi le bon moment pour secouer sa torpeur en avantage numérique.

Depuis leurs deux buts en trois occasions face à la République tchèque, lors de leur premier match du tournoi, les Canadiens ont fait chou blanc à leurs 15 occasions suivantes, avant que Bergeron ne nivelle la marque en faisant dévier un tir de Brent Burns.