Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : un aveu étonnant de Bergeron

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Le Canada a peut-être pris les devants dans la finale de la Coupe du monde, mais il a aussi compris que l’Europe ne se laissera pas abattre facilement.

Les hommes de Ralph Krueger ont fait la preuve que les Canadiens devront jouer du hockey inspiré pour les balayer.

«On s’attendait à une bonne opposition de leur part, a assuré Patrice Bergeron, auteur d’une soirée de deux points, tout comme ses compagnons de trio Sidney Crosby et Brad Marchand. Ils ont mieux joué que nous. Il a fallu que Carey [Price] nous garde dans la rencontre.»

La façon dont le Québécois et ses coéquipiers se sont comportés en deuxième période laissait à penser qu’ils croyaient, avec une avance de 2 à 0, que l’affaire était dans le sac. Jamais depuis le début du tournoi la troupe de Mike Babcock n’avait joué du hockey aussi décousu.

«La communication était déficiente sur la patinoire. Personne ne se parlait entre les défenseurs et les attaquants. Notre exécution était lente et erratique, ce qui a mené à plusieurs revirements», a énuméré l’entraîneur du Canada.

«Ils avaient l’air plus rapides qu’ils ne l’étaient en réalité et nous avions l’air plus lents que nous le sommes en réalité. Il y a évidemment beaucoup de place à amélioration», a-t-il ajouté.

Sidney Crosby, qui a orchestré deux des trois buts de sa formation, abondait dans le même sens que son entraîneur.

«On peut tout à fait faire mieux, a reconnu le capitaine du Canada. On a perdu quelques batailles pour la possession de la rondelle au cours des deux premières périodes. Heureusement, nous sommes parvenus à reprendre le dessus en troisième période et nous donner une chance de gagner.»

En avant malgré tout

La meilleure équipe du monde n’a pas joué à la hauteur de son talent. Cependant, il serait malhonnête de ne pas reconnaître l’effort et les ajustements apportés par les Européens pour fermer le centre de la patinoire et assurer une protection plus étanche autour de Jaroslav Halak.

«J’avais remarqué la même chose lors du match de la ronde préliminaire. C’est une équipe qui joue de façon très serrée. Ils ont bien travaillé, ils ont patiné plus que nous, ils étaient souvent les premiers sur la rondelle», a souligné Bergeron.

«Mais il ne faudrait pas oublier qu’on mène cette série. C’est quand même positif», a-t-il pris soin d’ajouter.