Coupe du monde de hockey

#CMH2016: Auto-évaluation sévère

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Au terme du match face à l’Europe, alors que tout le monde soulevait les erreurs d’Équipe Canada, Patrice Bergeron a tenu à rappeler que ses coéquipiers et lui avaient gagné le match. Ainsi va la vie lorsque les standards sont élevés comme ils le sont pour l’équipe que dirige Mike Babcock.

Architecte des titres olympiques de Vancouver et de Sotchi, Babcock n’a aucun problème à négocier avec ce type de pression.

Il faut dire qu’il place lui-même la barre haute. Ce n’est pas pour rien qu’il est le candidat idéal pour les décideurs d’Hockey Canada.

«On n’accorde pas d’importance à ce qui vient de l’extérieur. Quand tu regroupes une équipe comme celle-ci, les standards se fixent d’eux-mêmes et tu sais de quelle façon tu veux jouer», a déclaré l’entraîneur canadien, mercredi.

«Il n'y a pas de doute que les standards sont très élevés pour notre équipe. Quand tu peux compter sur les performances de Carey Price ou d'un trio comme celui de Sidney Crosby, tu trouves toujours une façon de gagner des matchs», a indiqué Jonathan Toews, pour demeurer dans le même ton.

S’ajuster aux situations

Babcock a beau miser sur les meilleurs joueurs au monde, il sait qu’il doit être à l’affût du moindre détail.

Mardi, il a fait la preuve de ses capacités en doublant presque les présences du trio de Sidney Crosby. Comme il l’a expliqué au cours de son point de presse quotidien, il n’a pas posé ce geste dans le but de raccourcir son banc. Il a simplement voulu s’ajuster aux différentes situations.

«Je n’entre pas au vestiaire entre les périodes en me disant que je dois donner plus de temps à ceux qui en ont eu moins. Durant la rencontre, si un joueur joue bien, je lui en donne plus. Si un autre joue moins, je ne lui en donne pas autant. Le nombre d’attaques massives, d’infériorités numérique, le côté des mises en jeu... tout ça entre en ligne de compte», a expliqué Babcock, précisant qu’il avait gérer ses effectifs en fonction de l’utilisation d’Anze Kopitar chez les Européens.

Film d’horreur

En plus de jeter un coup d’oeil à la feuille de statistiques une fois la rencontre terminée, Babcock et ses adjoints ont attentivement regardé la vidéo du match afin de déceler les erreurs de ses troupiers et de leur en faire part lors de la séance vidéo matinale.

«Ce fut loin d’être la rencontre d’équipe la plus plaisante depuis le début du tournoi, a admis Ryan O’Reilly. Toutefois, on en avait besoin pour comprendre ce qui a fait défaut et s’assurer que ça ne se reproduise pas. Le prochain match est capital pour nous, car on veut en finir.»

Le meilleur reste à venir

Piqués au vif par cette victoire à saveur de défaite, les joueurs du Canada joueront probablement avec la pédale au plancher pendant 60 minutes.

«Au début de la compétition, nous avions convenu qu’il serait important que notre niveau de jeu augmente de match en match, ce que nous avons fait jusqu’à hier (mardi). Maintenant, nous devons jouer notre meilleur match», a indiqué Shea Weber.

Voilà qui n’augure rien de bon pour Équipe Europe.