Coupe du monde de hockey

#CMH2016: Dans le champ, les experts

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Avant le début de la Coupe du monde, Mike Babcock avait indiqué avoir une bonne idée des quatre équipes qui atteindraient les demi-finales. Dimanche, il a admis n’avoir obtenu que trois bonnes réponses sur quatre.

S’il n’a pas voulu avancer qu’elle équipe il avait omis, on peut se douter qu’il s’agit de l’Europe.

«Ralph (Krueger) a fait du bon travail. Ce sera tout un défi pour nous, a toutefois indiqué Babcock. C’est une équipe qui mérite d’être ici autant que nous.»

Les pronostiqueurs se sont également mis le doigt dans l’oeil. Dans les jours précédant le début des hostilités, ils avaient chiffré les chances d’Équipe Europe de remporter la Coupe du monde à 33 contre 1, la pire cote parmi les huit formations en lice.

«Voyez-vous, c’est justement la raison pour laquelle nous jouons. Les experts peuvent prédire ce qu’ils veulent, c’est sur la patinoire que ça se décide», a souligné l’entraîneur d’Équipe Canada.

Armstrong l’avait vu venir

Si cette formation a surpris la planète hockey en parvenant à atteindre la finale de la Coupe du monde, une personne, cependant, n’est pas tombée de sa chaise.

Bien que sa formation l’ait vaincu 4- 1 lors de la ronde préliminaire, Doug Armstrong se doutait que la constellation européenne pourrait parvenir à se faufiler jusqu’à l’étape ultime de ce tournoi.

«À compter de la cinquième période de leurs matchs préparatoires, on les a vus prendre leur erre d’aller», a déclaré le directeur général d’Équipe Canada immédiatement après la victoire européenne.

«C’est une équipe bien dirigée qui croit en elle-même. Elle est également très confortable dans sa façon de jouer et ne dévie jamais de son plan de match.»

Un chemin à frayer

C’est en resserrant le jeu et en limitant les occasions de marquer de l’adversaire que les Européens sont parvenus à déjouer toutes les attentes. La recette ne sera pas différente dans cette finale, au meilleur de trois matchs, qui s’amorce mardi soir.

«J’adore leur défense. Je crois qu’ils excellent à fermer le centre de la patinoire. Il faudra travailler fort pour parvenir à se frayer un chemin», a prévenu Babcock.

Avec 19 buts marqués en quatre rencontres depuis le début du tournoi, le Canada ne semble pas avoir eu trop de difficulté à approcher le filet adverse.

Tout à gagner

Malgré une nette domination dans cette compétition, le Canada ne fera pas l’erreur de prendre ses derniers rivaux à la légère. Ce n’est pas dans les habitudes de Babcock qui, à Sotchi, avait même avoué craindre la Lettonie et l’Autriche.

«Il n’y a jamais de garantie. Ces pays sont conscients que ce genre d’opportunité (jouer contre le Canada et le vaincre) ne se présente pas souvent. Alors, ils donnent tout ce qu’ils ont pour en profiter», a expliqué l’entraîneur.

Halak, le dernier obstacle

Tout au long du tournoi, la principale inquiétude des dirigeants d’Équipe Canada était de voir un gardien leur montrer la sortie en offrant une performance spectaculaire.

Avec sa moyenne de 1,96 et son taux d’efficacité de ,947, Jaroslav Halak est justement l’une des principales raisons de la présence de l’Europe en finale. Pour l’avoir vu évoluer de près pendant près de quatre saisons à St-Louis,

Armstrong, directeur général des Blues, est bien placé pour savoir ce que l’homme masqué slovaque peut accomplir.

«Je sais très bien ce qu’il peut faire, a reconnu Armstrong. C’est un gars calme et discret. Il ne cherche jamais à se placer sous les réflecteurs. Il arrive au boulot, fait son travail et retourne à la maison. Sa personnalité se mariait à la perfection à la philosophie d’Équipe Europe où tous les joueurs cherchaient à se connaître.»

Maintenant qu’ils se connaissent, c’est la reconnaissance qu’Halak et ses coéquipiers espèrent obtenir.