Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : Miracle à Toronto

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On s’attendait à une demi-finale à sens unique, mais on a eu plutôt droit à une surprise de taille à la Coupe du monde, dimanche.

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Le deuxième but du match de Tomas Tatar à 3 mins 43 s de la prolongation a permis à Équipe Europe de signer un gain improbable de 3 à 2 contre la Suède devant une faible foule au Centre Air Canada.

L’attaquant des Red Wings de Detroit a redirigé une passe d’Anze Kopitar derrière Henrik Lundqvist.

Sur le coup, on pensait qu’il avait poussé la rondelle dans le fond du filet avec son patin, mais la reprise vidéo n’a pas été assez concluante pour lui refuser. Après la confirmation du but et, par le fait même, de la victoire européenne, ce fut le choc dans le camp suédois et sur la planète hockey.

En parvenant à se qualifier pour la finale, les joueurs d’Équipe Europe ont fait mentir tous les observateurs qui mentionnaient qu’ils ne seraient pas en mesure de remporter un seul match pendant le tournoi.

«On devait croire en nous, a expliqué le gardien Jaroslav Halak. Dans la vie, on a toujours des rêves que les gens croient irréalisables.

«On écrit l’histoire présentement et on veut que ça continue. Je crois en ce groupe et en tous les joueurs qui forment cette équipe.»

Le capitaine Anze Kopitar en a rajouté. «Avant le tournoi, personne ne nous voyait en quarts de finale et on a réussi à se qualifier, a indiqué l’attaquant des Kings. Ce fut la même chose pour obtenir notre billet pour la finale. C’est plus facile à dire qu’à faire. On profite de cet accomplissement et on vit le moment présent.»

Recette simple, mais efficace

Au cours de la semaine, les Suédois ont répété qu’ils devaient être sur leurs gardes en prévision de leur rencontre contre le regroupement d’Européens.

Toutefois, à l’instar de la République tchèque et des États-Unis, les hommes de Rikard Gronborg sont tombés dans le piège en se laissant endormir par le système hermétique des patineurs de Ralph Krueger.

Comme ils l’ont fait depuis le début du tournoi, les Européens ont été patients avec leurs adversaires tout en étant méthodiques en défense. Puis, quand ils avaient une chance de marquer, ils ont été en mesure de faire payer les Suédois.

On en a eu un parfait exemple en prolongation. Halak a bloqué un tir de Nicklas Backstrom sur un surnombre. Par la suite, le jeu s’est transporté à l’autre bout de la patinoire et Équipe Europe en a profité pour sceller l’issue de la rencontre.

«La chose la plus importante, c’est que tous les joueurs veulent être ici, a souligné Kopitar. Il n’y a personne qui a rechigné et tout le monde a acheté notre système.

«Dans ce temps-là, c’est beaucoup plus facile de créer des amitiés et de la chimie au sein de l’équipe.»

Spectacle terne

Avant qu’on assiste à cette fin excitante, on n’avait pas eu grand-chose à se mettre sous la dent lors de la première moitié de la rencontre.
Les Suédois avaient un certain contrôle sur le match, mais ils n’ont jamais été en mesure de prendre un avantage marqué au tableau indicateur.

«On a été en possession de la rondelle pendant la majeure partie de la rencontre notamment en troisième période, a souligné Henrik Sedin. On aurait dû trouver un moyen de gagner.»

«Par contre, pour une raison que j’ignore, on n’a pas été capable de prendre notre rythme de croisière surtout au deuxième vingt en raison des punitions. C’est dommage ce qui est arrivé.»

Puis, en troisième période, on a enfin vu le vrai visage de la Suède qui a dominé d’un bout à l’autre à l’exception des 12 premières secondes. Ce fut suffisant pour permettre à Tatar de marquer un but qui a fait mal paraître le gardien Lundqvist pour donner une avance de 2-1 à l’Europe.

Avec cinq minutes à jouer, Erik Karlsson a poussé les deux formations en prolongation avec un tir de la ligne bleue. La Suède est venue bien près de se sauver avec la victoire avec quelques secondes à faire, mais ils ont manqué d’opportunisme.