Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : ralentir les Russes dès le départ

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Que ce soit lors des Jeux olympiques de Vancouver, à ceux de Sotchi ou au cours du présent tournoi, Mike Babcock a toujours mis sur pied des équipes dont le succès repose sur la vitesse et la possession de rondelle.

Si le Canada s’est montré un peu moins efficace dans ce dernier domaine à certaines occasions depuis le début de cette compétition, samedi, face à la Russie, il devra appliquer cette recette à la perfection.

«Nous devrons prendre soin de la rondelle. Ça tombe bien, car nous aimons l’avoir le plus souvent possible. Leur gardien est leur meilleur joueur, alors il sera important d’appliquer beaucoup de pression», a énuméré l’entraîneur canadien, au terme de l’entraînement matinal de sa formation.

Plus les joueurs canadiens se montreront avares avec le disque, moins ils seront affectés par la vitesse de leurs adversaires.

«Leur rapidité à l’attaque et leurs habiletés offensives font partie de leurs atouts, a reconnu Patrice Bergeron. Il sera important de briser ça en zone neutre et de les ralentir en jouant de façon serrée.»

Un travail de groupe

Également conscient des aptitudes d’Alex Ovechkin et sa bande, Shea Weber est heureux de constater que les attaquants de son équipe viendront appuyer les défenseurs dans leur désir de modérer les ardeurs des Russes.

«C’est un travail qui commence avec l’échec avant en limitant leur accélération dans leur propre territoire», a indiqué le défenseur du Canadien.

L’entraîneur originaire de la Saskatchewan a également pris soin de mettre en garde ses joueurs contre un lent début de match. Une erreur qui permettrait à la Russie de gagner en confiance et qui pourrait être fatale dans un match où le perdant retourne à la maison.

Du déjà-vu

À la veille de cet affrontement, les Russes soulignaient être plus serein qu’à Sotchi où la pression de gagner l’or olympique leur avait grandement nuit. Selon eux, cette fois, ce sont les Canadiens qui devraient ressentir ce type de pression. Un argument que Bergeron a rejeté du revers de la main.

«On a déjà vécu ça (à Vancouver, en 2010). On connaît ce genre de matchs. En plus, plusieurs joueurs ont joué dans des finales de la coupe Stanley. C’est aussi intense et la pression est aussi présente», a laissé tomber l’attaquant des Bruins, admettant tout de même ressentir un brin de nervosité.