LNH

#CMH2016 : loin d'être dans la poche

Publié | Mis à jour

Le Canada a beau dominer la scène internationale depuis de nombreuses années, un affrontement avec la Russie apporte toujours son lot de craintes. La demi-finale de samedi soir ne fera pas exception.

Un bref survol des affrontements récents permet de comprendre pourquoi l’incertitude des partisans du Canada est si grande.

Alors que tout le monde se souvient de la raclée de 7 à 3 que les hommes de Mike Babcock avaient infligée aux Russes lors de la ronde quart de finale des Jeux olympiques de Vancouver, peu sont ceux qui se souviennent que c’est l’un des rares succès de la dernière décennie.

Depuis 2006, les deux puissances se sont affrontées à sept reprises lors des Championnats mondiaux et des Jeux olympiques. Les Russes l’ont emporté à cinq occasions.

La machine canadienne a beau être bien rodée, il ne suffit que d’une performance étincelante d’un gardien pour lui montrer la porte de sortie. Et s’il y en a un qui peut réussir ce tour de force, c’est bien Sergeï Bobrovsky.

Babcock et ses ouailles en ont eu un premier aperçu lors des rencontres préparatoires. Les Canadiens ont eu besoin de 48 tirs et de la prolongation pour venir à bout des Russes.

«À mes yeux, le match a duré 46 minutes, en raison des 14 minutes de punition dont nous avons écopé. On s’est nous-mêmes rendu la tâche difficile. Toutes ces punitions ont cassé notre rythme et nous ont forcés à jouer avec des effectifs réduits», a indiqué l’entraîneur du Canada, préférant plutôt axer son discours sur l’importance de demeurer discipliné.

Pas si faible en défense

Toujours est-il que la Russie n’a accordé que cinq buts en ronde préliminaire. Pas mal pour une équipe dont le principal point d’interrogation se trouvait à la ligne bleue, qualifiée de poreuse.

«C’est une équipe qui a atteint la demi-finale en affrontant de bonnes formations, alors on ne peut rien tenir pour acquis», a soutenu Sidney Crosby.

«Ils misent sur une défense expérimentée. Nous n’aurons pas le choix de nous battre si nous voulons nous approcher du filet. Et une fois rendus, nous nous mesurerons à un gardien qui joue très bien présentement», a ajouté le capitaine canadien.

Les instincts de Carey

Et que dire de l’attaque russe! Avec Alex Ovechkin, Evgeny Malkin et Vladimir Tarasenko, il y a de quoi avoir des maux de tête.

Toujours d’un calme aussi légendaire, Carey Price, qui obtiendra le départ, ne se formalise pas trop de cette brochette de patineurs qui peut exploser à tout moment.

«Il n’y a pas de livre. Je m’assure d’avoir une bonne préparation et je me fie à mes instincts», a lancé le gardien du Canadien.

Et comme il n’a jamais perdu en 13 matchs sur la scène internationale, difficile de douter de sa façon de faire.