Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : la Suède, pépinière de défenseurs

Agence QMI / Jean-François Chaumont

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Si la Russie cherche désespérément à développer de bons défenseurs, la Suède n’a clairement pas ce problème. Des huit équipes présentes à la Coupe du monde, les Suédois ont probablement le groupe de défenseurs le plus complet.

Du premier au septième défenseur de l’équipe, la liste est impressionnante.

Erik Karlsson a gravé deux fois son nom sur le trophée Norris. Victor Hedman sera un prétendant à cette couronne prochainement.

Oliver Ekman-Larsson attirerait bien plus l’attention s’il jouait dans un autre marché que l’Arizona. Mattias Ekholm est souvent décrit comme l’un des secrets les mieux gardés de la LNH avec les Predators de Nashville.

Niklas Hjalmarsson a soulevé à trois reprises la coupe Stanley avec les Blackhawks de Chicago et il est l’un des meilleurs arrières défensifs du circuit. Dans l’art de défendre son territoire, Anton Stralman fait aussi partie des meilleurs de sa profession. Hampus Lindholm, le plus jeune à 22 ans, complète cette brigade en jouant le rôle du septième défenseur.

«De mon expérience avec l’équipe nationale, je crois sincèrement qu’il s’agit du meilleur groupe de défenseurs, a dit Karlsson. Il y a énormément de profondeur. Nous n’avons jamais eu ce luxe dans le passé. Nous avons le talent et le potentiel pour former le meilleur groupe à la ligne bleue pour plusieurs saisons.»

«Il y a plusieurs bons défenseurs à ce tournoi, a rappelé Ekman-Larsson. Mais quand tu analyses notre groupe de défenseurs, il n’y a pas de réelle faiblesse. Nous jouons tous des rôles très importants dans nos équipes respectives dans la LNH.»

Modestie

En plein cœur d’un court tournoi, les Suédois n’ont pas cherché à tourner les réflecteurs vers eux. Ils n’ont pas osé se proclamer comme le meilleur groupe de défenseurs.

«Ce n’est pas à moi de dire si nous misons sur les meilleurs défenseurs, a affirmé le géant Hedman, du Lightning de Tampa Bay. Je laisse les experts débattre de ce sujet. Mais je peux vous dire que j’ai confiance en notre groupe. Si vous avez remarqué, à notre première rencontre, nous ne nous soucions pas des confrontations contre certains trios des Russes. Nous pouvons utiliser nos trois duos en tout temps. En supériorité numérique, nous avons deux des meilleurs du monde à la pointe en Karlsson et Ekman-Larsson.»

Stralman, le partenaire d’Hedman avec l’équipe nationale et à Tampa, a abondé dans le même sens.

«Je crois que nous avons un très bon mélange de défenseurs avec des mentalités offensives et défensives, a-t-il souligné. Je ne sais pas si nous avons le meilleur groupe. Nous aurons une meilleure idée à la fin du tournoi.»

Aux Jeux olympiques de Sotchi, la Suède n’avait pas à rougir de sa performance avec la médaille d’argent. Par Marts, l’entraîneur à cette époque, avait commis l’erreur de ne pas inviter Hedman, Ekholm et Stralman, optant pour des vétérans comme Henrik Tallinder, Johnny Oduya et Jonathan Ericsson.

Bel avenir

Des sept défenseurs suédois à la Coupe du monde, Stralman est le plus âgé à 30 ans. Hjalmarsson suit à 29 ans. Karlsson (26), Ekholm (26), Hedman (25) et Ekman-Larsson (25) sont tous dans la fleur de l’âge.

«J’espère que nous pourrons grandir ensemble sur la scène internationale», a mentionné Ekman-Larsson, auteur de 21 buts et 55 points l’an dernier avec les Coyotes de l’Arizona.

Nicklas Backstrom et Gabriel Landeskog, deux membres importants de l’attaque de la formation à la triple couronne, ont décrit l’impact de leurs coéquipiers à la ligne bleue.

«Pour un centre, c’est un bonheur de jouer avec de tels défenseurs, a affirmé Backstrom, des Capitals de Washington. Nous misons sur de bons gardiens et de bons attaquants, mais notre principale arme se trouve à la ligne bleue.»

«Je sais qu’ils me donneront la rondelle quand je suis libre, a poursuivi Landeskog. Ils sont aussi très bons pour défendre notre territoire. Ils ne se font pratiquement jamais battre de vitesse.»

Les Suédois ont tellement de ressources qu’ils n’ont pas invité à ce tournoi John Klingberg (Stars de Dallas), le cinquième marqueur chez les défenseurs de la LNH avec 58 points en 2015-2016.