Coupe du monde de hockey

#CMH2016 : non, le Canada n'est pas parfait

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Le Canada se soucie du sort d’une seule équipe et c’est de celle avec la feuille d’érable rouge sur un chandail. À la veille du match contre les États-Unis, les Patrice Bergeron, Shea Weber, Alex Pietrangelo, Steven Stamkos et Brad Marchand n’ont rien fait pour allumer le feu entre les deux vieux rivaux.

Défaits 3 à 0 contre l’Équipe Europe, les Américains nagent déjà en eau trouble à la Coupe du monde. John Tortorella et ses joueurs rendraient les armes advenant un autre revers.

«Nous n’avons pas comme mission d’éliminer les États-Unis, a affirmé Weber. Ça n’a rien à voir. Nous voulons juste nous améliorer. Nous contrôlons notre destin et nous ne regardons pas le sort des autres équipes. Nous voulons gagner le match et nous ne regardons pas les autres conséquences.»

«Il ne s’agira pas d’une motivation supplémentaire, a renchéri Marchand. Ce n’est pas notre objectif de les sortir du tournoi. Nous nous concentrons plus sur notre jeu à nous.»

Bergeron a également suivi la ligne du parti.

«Notre motivation réside plus dans l’amélioration de notre jeu, nous ne regardons pas trop le classement, a expliqué l’attaquant des Bruins de Boston. On sait tous qu’il y a une grande rivalité entre les deux pays. Il y aura de l’énergie et de l’ambiance dans le Centre Air Canada. J’ai toujours du plaisir à jouer contre les États-Unis.»

Aucun secret

En trois matchs préparatoires, le Canada a affronté deux fois les États-Unis, subissant un revers de 4 à 2 à Columbus et signant une victoire de 5 à 2 à Ottawa.

Mais depuis la fin du camp, les Canadiens semblent dans un autre monde que les Américains. Il règne une confiance et une bonne entente au sein de l’équipe de Mike Babcock. Deux phénomènes inexistants dans le camp de Tortorella.

«Nous avons regardé toutes les occasions de marquer que nous avons données aux Américains lors des deux rencontres préparatoires, a souligné Babcock. Nous avons aussi analysé leur match contre Équipe Europe. Nous savons à quoi nous attendre et comment nous préparer.»

«Chaque fois que tu joues contre les Américains, c’est une bataille, a ajouté Weber. Il n’y a pas beaucoup d’amour entre les deux pays, mais il y a aussi énormément de respect.»

Une question de fierté

Il y avait encore une fois beaucoup d’entrain et de rythme à l’entraînement du Canada au vétuste Colisée Ricoh de Toronto. Mais il y avait aussi de nombreux sourires.

Stamkos a décrit l’ambiance au sein du groupe.

«Quand tu portes le chandail du Canada, tu oublies les rivalités dans la LNH, a-t-il expliqué. Je me suis déjà battu avec Brad Marchand, si nous pouvions appeler ça une bataille. À notre premier match, ils ont montré un extrait à la télévision de Jumbo (Joe Thornton) qui frappait et donnait des coups de bâton à Sidney en finale de la Coupe Stanley. Joe avait oublié cet incident puisqu’il a pratiquement offert un baiser à Sid après son but contre les Tchèques.»

Babcock ne l’a pas confirmé, mais il fera encore une fois confiance à Carey Price pour le deuxième match des siens. Claude Giroux se retrouvait encore une fois dans le rôle du 13e attaquant, alors que Jake Muzzin était le défenseur en trop.