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Bouwmeester: Babcock explique

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«Lorsque tu gagnes, les gens ne posent pas de question. Si tu perds, ils en posent beaucoup.»

Mike Babcock n’est pas du type à aimer voir ses décisions remises en doute par les journalistes et les observateurs gravitant autour de son équipe. On avait pu le constater lors des Jeux olympiques de Vancouver et de Sotchi. Ce fut une fois de plus le cas, lundi, à l’ouverture du camp d’Équipe Canada dans la capitale fédérale.

Le réputé entraîneur est toutefois conscient que cette réalité vient avec le métier.

«Ce qu’il y a de merveilleux à propos du Canada, c’est que la présence de chaque effectif peut être questionnée. Il y aura toujours de bons joueurs laissés de côté», a fait valoir Babcock, sourire en coin.

Un droitier à gauche !

Ce dernier faisait ainsi référence au tollé provoqué, entre autres, par la sélection de Jay Bouwmeester, en remplacement de Duncan Keith, au détriment de Kristopher Letang, P.K. Subban ou même Brent Seabrook.

L’hypothèse voulant que Bouwmeester et Keith soient tous deux gauchers contrairement aux trois autres avait été avancée. Normal, disait-on, Babcock préfère une brigade défensive parfaitement équilibrée entre droitiers et gauchers.

Or, voilà qu’au premier jour du camp, Alex Pietrangelo et Brent Burns, deux droitiers, se retrouvaient au sein du même duo.

«Ça a toujours fait partie de notre plan», a soutenu Babcock, devant les médias.

Au diable l’équilibre!

Comme à Sotchi

À Sotchi, Babock s’était fait reprocher à quelques occasions de pratiquer un style de jeu trop hermétique et de jouer avec le feu en n’incitant pas ses troupes à se porter un peu plus en attaque (particulièrement au terme du gain serré de 2 à 1 contre la Lettonie).

Dans les instants suivant la conquête de la médaille d’or, Babcock s’était pointé dans la salle de presse.

«Est-ce que quelqu’un sait qui a terminé au premier rang des pointeurs? Est-ce que quelqu’un tient à le savoir? Maintenant, est-ce que quelqu’un sait qui a remporté la médaille d’or?», avait-il demandé avant de tourner les talons.

Puisque cette recette fut la gagnante, on est en droit de s’attendre à ce qu’il la serve de nouveau. D’autant plus que plus de la moitié de l’équipe (13 joueurs) est la même qu’à Sotchi.

«Difficile à prédire, a toutefois souligné Babcock. Nos dirigeants ont mis des heures d’ouvrage pour inviter les bons joueurs sur cette équipe. C’est maintenant à nous, les entraîneurs, de créer une symbiose pour que les habiletés de chacun ressortent de façon à ce qu’ils puissent faire ce que nous exigeons d’eux.»

Difficile de trouver plus nébuleux comme réponse.

Toujours est-il que Babcock a fait ses preuves et que les joueurs qu’il a sous la main sont prêts à acheter son système.

«Une victoire de 1 à 0, c’est quand même une victoire», a déclaré Shea Weber, auteur de trois des 17 buts d’Équipe Canada lors de la dernière olympiade.