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Brésil 2016

Une huitième place pour Fournel et Cochrane

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Hugues Fournel et Ryan Cochrane n’ont pas procuré une première médaille à leur pays en canoë-kayak aux Jeux olympiques, mais ils peuvent quitter Rio la tête haute.

Invités seulement le mois dernier à joindre la délégation canadienne, ils se sont classés huitièmes en finale du K2 200 mètres, jeudi au stade de Lagoa.

Les Espagnols Saul Craviotto et Cristian Toro ont remporté l’or en ralliant d’arrivée en 32,075 s. Les Britanniques Liam Heath et Jon Schofield ainsi que les Lituaniens Aurimas Lankas Edvinas Ramanauskas, dans l’ordre, ont complété le podium.

La paire canadienne a complété sa course en 33,767.

Défi relevé

Dès leur arrivée au Brésil en début de semaine, Fournel et Cochrane savaient que la mission s’annoncerait ardue. Cependant, un premier défi a été relevé avec panache quand ils ont assuré mercredi leur place en finale.

Une performance inespérée pour l’équipage canadien qui avait bénéficié de la suspension du champion olympique en titre, Alexander Dyachenko, lié au scandale de dopage en Russie, pour obtenir un billet tardif pour Rio.

«On ne s’attendait pas à obtenir un résultat phénoménal, a reconnu Fournel, même si on l’espère toujours. Nous avons terminé, Ryan et moi, à la septième place à Londres en 2012 et nous souhaitions faire mieux, c’est certain.»

«Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines, et ce stress vécu, on est juste content d’être ici.»

Gros calibre

Dès les premiers mètres après le signal du départ, les deux Canadiens ont rapidement réalisé que toute chance de médaille était écartée.

«Le rythme était soutenu et le vent de face ne nous a pas aidés, a renchéri l’athlète de 28 ans, originaire de l’arrondissement de Lachine. Nous ne cherchons pas les excuses, mais en même temps, on était de loin le bateau le plus léger sur la ligne.»

«Le calibre est relevé, plus que jamais. On a toujours figuré dans le top 10 mondial. Dans les circonstances, on ne peut qu’être fier de notre performance et surtout d’avoir participé à la finale.»

Moins de pression

Fournel se rappelle qu’en 2012, il avait accédé au podium lors d’une étape de la Coupe du monde quelques semaines avant le début des Jeux de Londres.

«Nous avions alors cette pression de remporter une médaille, a-t-il relaté. Ici, quatre ans plus tard, chaque jour dans l’eau était positif et on se disait qu’on n’avait rien à perdre.»

«Après cette expérience, je peux vous assurer que je ne serai plus le même athlète.»

En bref

Après avoir été respectivement éliminées en demi-finale du K1 500 m et du K1 200 m en début de semaine, les Québécoises Émilie Fournel et Andréanne Langlois vont reprendre du service vendredi, cette fois en K4 500 m. En compagnie de leurs compatriotes KC Fraser et Genevieve Orton, elles tenteront de qualifier l’embarcation unifoliée pour la finale du lendemain.

Vendredi marquera aussi l’entrée en scène du Canadien Mark de Jonge, considéré comme le grand favori pour remporter la médaille d’or au K1 200 m dont la finale sera disputée samedi.