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Brésil 2016

Un manque d'expérience coule Philibert-Thiboutot

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Participer à la finale olympique du 1500 mètres restera dans les rêves de Charles Philibert-Thiboutot pour les quatre prochaines années.

En terminant neuvième de la deuxième demi-finale de jeudi et 18e au total de la soirée en vertu de son chrono de 3 min 40,79 s, le coureur de Québec s’est exclu du groupe des 12 invités à la finale de vendredi au Stade olympique.

Que sa famille, ses amis et les curieux au Québec se rassurent cependant: le coup n’a pas été si dur à encaisser par celui qu’ils ont surveillé à la télé.

«J’ai géré mes deux courses ici comme des courses normales. Ce n’est pas de ma faute si mes famille et mes amis à Québec décident de regarder ma course à la télé seulement à tous les quatre ans!», a blagué l’athlète de 25 ans, en référence à son rang final.

«Moi, je donne mon 100 % et j’ai une préparation selon chaque course. Il n’y avait rien de différent. Quand je sors du stade, je pense à ma famille, à mes amis et à la centaine de personnes qui s’étaient réunies au Cactus à Québec pour voir ma course et je trouve ça vraiment bien», a partagé Philibert-Thiboutot, qui revendiquait avant la soirée la 17e performance mondiale de l’année parmi les 25 demi-finalistes.

Lacunes tactiques

L’objectif d’atteindre la finale exigeait un prix élevé à payer pour un homme en manque d’expérience dans les grands rendez-vous. Déjà qu’il avait été le 18e et dernier à se qualifier pour cette étape avec son chrono de 3:40,04 de mardi, Philibert-Thiboutot a dû composer avec un peloton encore plus relevé, donc, plus tactique.

Accroché autour du neuvième rang dans les deux premiers tiers de la course, le Québécois s’est permis de provoquer la meute avec 300 m à faire pour remonter à la hauteur du cinquième coureur. Cependant, il a perdu le contrôle dans les derniers mètres. Après sa 15e place aux Championnats du monde de 2015 comme seule carte majeure de visite, il s’est fait souhaiter la bienvenue dans cette stratosphère du demi-fond.

«Ce que ça révèle aujourd’hui [jeudi], c’est que dans une course comme dans la Ligue de diamant, par exemple, je peux me tenir et faire un bon contre-la-montre. Mais quand la course tactique embarque, je l’ai un peu moins. À ma défense, à part les Championnats du monde l’an dernier, je n’ai jamais eu une expérience tactique comme celle de ce soir», a exprimé le blondin, qui prévoyait s’offrir quelques jours en touriste dans Rio.

Ce n’est pas ce qu’il a fait jeudi.

En bref

Le Canadien Nathan Brannen a terminé 11e aux demi-finales, réussissant à se qualifier pour la finale. Il a arrêté le chrono à 3:40,20, soit 0,78 de plus que le Kenyan Ronald Kwemoi, qui a dominé les deux vagues du jour.