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Brésil 2016

Volleyball masculin: le Canada perd lors des quarts de finale

Agence QMI / Alain Bergeron

Publié | Mis à jour

En 2014, plus de 1900 couples s’étaient unis en même temps au Maracanazinho pour la plus grande messe de mariage de l’histoire de Rio. Ce temple brésilien du volleyball peut aussi causer des déchirements comme celui qu’a vécu mercredi Glenn Hoag dans sa belle aventure olympique.

Les 11 500 spectateurs ont apporté leur contribution en scandant régulièrement «Go Canada!», mais la Russie, troisième puissance mondiale, a honoré son statut de championne olympique en titre en éliminant les Canadiens en trois manches de 25-15, 25-20 et 25-18.

«Aventure extraordinaire»

Ce match fut le dernier du Québécois Hoag après 10 années comme entraîneur-chef de ce programme canadien auquel il a redonné vie. Déjà qu’il avait réparé une brèche tenace en ramenant le pays aux Jeux olympiques après une absence de 24 années, atteindre les quarts de finale au même titre que les six plus grandes puissances mondiales s’inscrira comme un autre accomplissement.

«Ça a été...», a commencé à dire Hoag avant de s’arrêter pour ravaler ses émotions.

«Ça a été une aventure extraordinaire, a-t-il enchaîné l’instant suivant. Tous les combats qu’on a connus, avec les hauts et les bas, tous les gens avec qui tu travailles pour bâtir quelque chose. Oui, c’est une belle réussite, même si je suis un peu déçu du match. On a donné ce qu’on avait.»

La fin

C’est un divorce en excellents termes que s’apprête à prononcer Hoag avec l’équipe nationale. L’usure de diriger en parallèle une équipe professionnelle à Izmir en Turquie, ce qui lui vaut seulement «une semaine de vacances par année», l'a convaincu d’arrêter. Il assurera la transition à la base solide qu’il croit avoir laissée à cette équipe, maintenant classée 12e au monde.

«Je ne réalise pas trop encore que c’est la fin pour moi. Je vais voir de quelle façon je pourrai m’impliquer. Ça fait 10 ans que je mets là-dedans, alors je ne peux pas tout mettre ça de côté non plus», a-t-il précisé.

Merci

L’équipe canadienne repartira de Rio avec trois victoires en cinq matchs en ronde préliminaire, puis cette défaite malgré tout honorable contre le blindé russe qui comprenait quatre médaillés d’or à Londres en 2012, dont le capitaine de 40 ans Sergey Tetyukin et leur poteau de 6 pi 11 po Alexander Volkov.

Avant de quitter les planches du Maracanazinho, théâtre de plusieurs championnats mondiaux de volleyball et de basketball depuis 1960, les joueurs ont tenu à se regrouper sur les cinq anneaux olympiques peints au plancher.

«On n’a rien dit en particulier. C’était un moment important parce qu’on ne sait pas si on sera qualifié dans quatre ans. On est une équipe soudée et ce fut spécial pour nous», a rapporté Nicholas Hoag, fils de l’entraîneur et seul joueur québécois du groupe.

Plus tard dans le vestiaire, son père avait déjà prévu la teneur de son discours d’au revoir.

«Je vais leur dire merci, tout simplement», a résumé Glenn Hoag, disant avoir «tellement appris» de ses joueurs. «Je pense que ça va me manquer et que ça va me frapper à un moment donné. C’est pour cette raison que je ne pense pas rester trop loin.»

Une dernière père-fils

Assurément, il s’agissait de la dernière apparition internationale du duo père-fils.

«Ce dont je vais me rappeler le plus, c’est lorsqu’on a confirmé notre qualification olympique au tournoi au Japon», a affirmé Nicholas en remontant au 5 juin dernier.

«Pour moi, c’était plus spécial que les Jeux. Ensuite, vivre la cérémonie d’ouverture avec lui et prendre une photo restera un beau souvenir. Ça demeurera quelque chose de spécial pour la famille.»