Crédit : AFP

Brésil 2016

Huot disputera trois épreuves aux Jeux paralympiques

Publié | Mis à jour

Benoît Huot s’offre une occasion supplémentaire de remporter une médaille aux prochains Jeux paralympiques de Rio.

Après une longue réflexion, Huot a choisi de disputer une troisième épreuve, soit le 100 mètres dos, au Brésil.

«En étant inscrit à seulement deux épreuves, c’est difficile de remporter trois médailles», a noté Huot en blaguant.

Au total, le Québécois compte 19 podiums aux Jeux paralympiques (neuf médailles d'or, cinq d'argent et autant de bronze) et en ajoutant trois récompenses, il surpasserait la marque des 21 médailles de l’athlète en fauteuil roulant Chantal Petitclerc.

«Dans ma carrière, j’ai rarement laissé une épreuve où j’avais une chance de gagner une médaille», a convenu Huot, qui refuse par ailleurs d’accorder trop d’importance au fait de pouvoir devancer Petitclerc.

«Mon objectif à Rio, c’est d’avoir le sourire au visage, peu importe les résultats, a-t-il indiqué. Je veux vraiment apprécier et savourer chacun des instants.»

Deux épreuves en deux jours

S’il a hésité avant de prendre part au 100 m dos, c’est que cette finale aura lieu le 10 septembre, soit la veille de la présentation de son épreuve de prédilection, le 200 m quatre nages.

«Avec l’âge, je réagis un petit peu moins bien avec le fait de participer à deux épreuves en autant de jours», a expliqué Huot, qui a maintenant 32 ans.

Certains tests l’ont toutefois convaincu d’aller de l’avant. Après quelques journées de repos, Huot terminera ensuite ses Jeux avec le 400 m style libre, le 15 septembre.

D’ici là, le Québécois doit quitter Montréal mardi pour Toronto, où il peaufinera sa préparation pour le grand rendez-vous. Son départ pour Rio est ensuite prévu le 31 août.

Impressionné par Ervin

Avant de se retrouver lui-même sous les réflecteurs, Huot a évidemment gardé un œil attentif sur les présents Jeux olympiques.

«Je me suis couché plus tard la semaine passée», a-t-il admis, lui qui appréciait particulièrement les exploits des nageurs par le biais du téléviseur.

Le Québécois a naturellement suivi les exploits de la jeune Canadienne Penelope Oleksiak, mais aussi ceux des Américains Michael Phelps et Anthony Ervin.

«Il y a eu 16 ans d’intervalle entre la médaille d’or d’Ervin à Sydney (en 2000) et celle qu’il a obtenue dans la même épreuve, le 50 m nage libre, à Rio. C’est incroyable!», a réagi Huot, inspiré, lui qui avait aussi participé à ses premiers Jeux en Australie.

Rivard, comme Oleksiak

Pour les Jeux paralympiques de Rio, il détourne l’attention vers sa coéquipière Aurélie Rivard, âgée de 20 ans.

«Elle sera la Penny Oleksiak des Jeux paralympiques, a-t-il prédit. On peut penser qu’elle aura au moins quatre podiums et il y a trois médailles d’or pratiquement assurées.»

Aussi, Rivard pourrait-elle un jour rejoindre le total de médailles de Huot ou de Petitclerc?

«Ça va être difficile, a avancé Huot. La compétition n’a jamais été aussi forte dans le monde paralympique.»

- En dépassant Chantal Petitclerc, Benoît Huot ne deviendrait pas pour autant le plus grand médaillé paralympique de l’histoire canadienne. À une autre époque, le nageur manitobain Tim McIsaac, qui souffrait d’une déficience visuelle, avait totalisé 28 podiums, de 1976 à 1988.