Jacqueline Simoneau et Karine Thomas

Photo : Jacqueline Simoneau et Karine Thomas Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

Brésil 2016

Journée ordinaire pour Simoneau et Thomas

Publié | Mis à jour

C’était la plus belle journée à Rio depuis le début des Jeux, mais les actrices de la nage synchronisée auraient souhaité la vivre avec un toit au-dessus de la tête, dimanche.

Jacqueline Simoneau et Karine Thomas ont partagé leur plaisir de se produire dans une piscine à ciel ouvert, après avoir terminé septièmes du programme libre des préliminaires de dimanche, mais une compétition en plein air, de surcroît aux Jeux olympiques, n’est pas l’idéal, nous dit-on.

«On préfère un environnement plus contrôlé. Je sais que le plongeon avait la même problématique que nous. Il faut qu’il y ait le moins possible d’éléments qu’on ne peut pas contrôler. Comme un oiseau qui vole, par exemple», a illustré Isabelle Lecompte, directrice de la haute performance de Synchro Canada.

Des critiques de la FINA

Aucun goéland ou autre bête à plumes n’a été vu au-dessus du Centre aquatique Maria Lenk durant cette première des trois journées de la compétition en duo. Décidément, cet amphithéâtre aura eu la vie dure dans cette aventure olympique.

Dans une série de critiques adressées aux organisateurs des Jeux et au maire de Rio Eduardo Paes, en septembre 2015, la Fédération internationale de natation amateur (FINA) déplorait notamment la décision de ne pas avoir coiffé le centre Maria Lenk d’un chapeau, à tout le moins temporaire. Coupures dans le budget, a-t-on évoqué comme raison.

Le devoir de s’adapter

«Ça rend la tâche moins simple», a expliqué la dirigeante de l’équipe canadienne, en référence à la préparation requise avant les Jeux.

Le duo Simoneau-Thomas a tenu un camp d’entraînement de trois semaines dans des conditions extérieures en Floride avant de gagner le Brésil. Certains jours, des orages les ont privées d’entraînement. Lors de l’épreuve de sélection olympique par équipe ici à Rio, en mars dernier, de forts vents et de la pluie ont bousculé les horaires des Canadiennes.

Et samedi dernier, la veille de leur première routine officielle aux Jeux, le drainage de la piscine d’entraînement au profit du bassin de la compétition officielle qui avait tourné au vert, a annulé tous les entraînements prévus.

«On les prépare beaucoup à ça. Même si ce sont les Jeux olympiques, il faut apprendre à s’adapter facilement», rappelle Lecompte.

Deux grosses journées

«Tout le monde était au même niveau», a philosophé Jacqueline Simoneau après leur prestation.

Le tandem québécois a recueilli une note de 90,0667 pour sa routine d’une durée de 2 min 56 s sur les paroles «Tore my heart» d’Oona. Elles ont fermé ce groupe privilégié des 90 points, outrageusement dominé par les Russes Natalia Ishchenko et Svetlana Romashina avec 98,0667.

Le travail ne fait que commencer pour les deux Québécoises.

Le résultat de dimanche s’ajoutera à celui du programme technique d’aujourd’hui et leur total devra alors apparaître parmi les 12 meilleurs pour passer au programme libre de la finale de demain.

Encore là, l’exercice technique n’accordera aucun relâchement puisque le pointage recueilli cette deuxième journée les suivra dans l’ultime finale.

«En règle générale, on est vraiment confiante dans le duo technique. On va être capable d’approcher demain [lundi] avec un autre œil. Le programme libre est notre routine la plus difficile et maintenant qu’on a brisé la glace, on va être plus confiante», a dit Thomas.