Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

Brésil 2016

Catastrophe évitée de peu

Publié | Mis à jour

Le traitement-choc requis au Centre aquatique Maria Lenk, c’est Jennifer Abel qui y a eu recours, samedi. Dans le trouble après ses deux premiers plongeons, elle s’est ressaisie au milieu du programme pour terminer troisième et se qualifier pour la finale de dimanche au tremplin de trois mètres.

Une catastrophe québécoise a été doublement évitée puisque Pamela Ware, qui a connu des hauts et des bas, a aussi réussi à se glisser dans liste des 12 invitées pour le concours ultime grâce à son neuvième rang.

Mauvais départ

Dernière à s’exécuter à chacune des cinq rondes, on s’est demandé où était passée Abel au premier tour. Ce n’était pas celle qui avait été constante la veille et qui avait soufflé le premier rang des préliminaires sous le nez des Chinoises He Zi et Shi Tingmao, désignées comme favorites.

La Lavalloise a complètement raté sa première scène et Arturo Miranda, habituellement expressif comme tout autre entraîneur après un plongeon, a gardé sagement ses bras croisés après que sa protégée a pris le 16e rang provisoire sur les 18 concurrentes.

Onzième après les deux premiers tours, Abel a alors retrouvé sa forme des grands jours en récoltant une marque de 79,05 et elle est remontée jusqu’au troisième rang.

«Je n’ai pas regardé le pointage, alors je ne savais aucunement où je me situais et je ne veux pas le savoir non plus. C’est voulu d’avoir un ordre défini de plongeons. Je sais que je suis capable d’aller chercher beaucoup de points avec mon troisième plongeon et c’est exactement pour cette raison qu’il se situe là dans ma liste», a expliqué l’athlète de 24 ans que les 343,45 points ont laissée loin derrière les Chinoises Tingmao (385,0) et Zi (364,05).

Ware rebondit aussi

Cette réticence à jeter un œil sur le tableau durant une compétition permet aux plongeuses de concentrer leur attention sur leur propre travail et d’éviter de se laisser influencer par les fluctuations. La partenaire d’Abel en synchro a su respecter cette même loi non écrite, encore plus alors qu’elle se situait au 13e rang après trois rondes.

«Je ne savais même pas que j’étais 13e, et moi non plus je n’ai pas regardé le tableau. Mes deux derniers plongeons sont mes plus forts et je savais que je pouvais aller chercher beaucoup de points», a exprimé Ware, qui s’est à ce moment approprié le neuvième rang pour y rester.

Le podium à sa portée

Un podium individuel olympique n’est plus un objet abstrait pour Jennifer Abel, qui en est à ses troisièmes Jeux. Après sa première place aux préliminaires de vendredi et sa performance de samedi, elle s’est approchée encore plus près de celui de Rio.

«Elle est une battante, a dit l’entraîneur-chef Aaron Dziver à propos de son troisième plongeon. Elle a le caractère pour dire «c’est mon tour, je le prends, et que les autres aillent se faire voir». Tu as besoin d’avoir ce genre de caractère pour te voir sur le podium.»

Il lui reste maintenant à se prévaloir de la permission de monter dessus.