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Brésil 2016

«Je me permets de rêver» - Émilie Fournel

Publié | Mis à jour

La Québécoise Émilie Fournel en sera à ses troisièmes Jeux olympiques à Rio et elle compte bien utiliser toute l’expérience acquise dans les dernières années afin d’offrir la performance de sa vie.

La kayakiste a d’ailleurs terminé sa préparation dans les derniers jours au terme d’un camp de sept semaines.

«C’est pas mal excitant, ça fait longtemps que j’ai un décompte qui descend et qui descend», a-t-elle mentionné en entrevue lundi, tout juste avant de prendre l’avion pour le Brésil.

«C’est un peu surréel. Même si ça fait trois fois, tu ne t’habitues vraiment pas. J’ai juste vraiment hâte d’être là-bas avec tout le monde.»

Un bon plan B

L’athlète de 29 ans a d’abord trimé dur afin de permettre au quatuor canadien de se qualifier pour le 500 mètres à Rio, mais l’équipe a raté son objectif.

Fournel a donc décidé de s’entourer d’un nouvel entraîneur en Frédéric Jobin, en plus de côtoyer quotidiennement le champion du monde Mark de Jonge et son frère Hugues Fournel afin de se qualifier en K-1, ce qu’elle a réussi en mai dernier.

«Sans eux, ça aurait été quelque chose de totalement différent, a-t-elle expliqué. Je suis rendu à un niveau supérieur parce que j’ai pu m’entraîner et ramer avec eux, j’étais comme une éponge.»

«Même si ça faisait deux fois que j’allais aux Olympiques, je savais que j’avais plein de trucs à apprendre d’eux. Parfois, pour pouvoir apprendre de son petit frère, il faut que tu piles un peu sur ton ego. J’ai donc pilé sur mon ego et j’ai vraiment observé. Je posais trois millions de questions juste pour avoir leur "feedback".»

Moins de pression

Sans se donner d’objectif précis, Fournel espère faire mieux qu’aux Jeux de Londres, où elle avait obtenu des 14e et 21e places.

«Je crois en mes chances, je me permets de rêver. À Londres, j’étais la seule Canadienne à me qualifier et je m’étais mis beaucoup de pression, a-t-elle avoué. Je voulais représenter le Canada en canoë-kayak comme je pensais pouvoir le faire et j’ai appris de ça. J’ai appris que je ne pouvais pas prendre cette pression toute seule sur mes épaules.»

«J’y vais vraiment un coup de pagaie à la fois. Si je fais ce que j’ai fait cet été, je devrais être pas mal contente des résultats.»

La kayakiste pourra aussi miser sur le support de son frère Hugues, qui est lui aussi de la compétition.

«Aux Jeux, tout est tellement gros. D'avoir quelqu’un avec qui tu es tellement à l’aise... c’est quelque chose de spécial de voir les gens que tu aimes réaliser leur rêve.»