Christine Girard

Photo : Christine Girard Crédit : AFP

Sports d'été

Une Québécoise pourrait recevoir une médaille d’or... quatre ans plus tard

Publié | Mis à jour

La Québécoise Christine Girard, qui avait remporté une médaille de bronze en haltérophilie aux Jeux olympiques de Londres, pourrait maintenant recevoir celle d’or, puisque les deux haltérophiles devant elles ont échoué à des tests antidopage.

Pendant toute sa carrière sportive, l’Abitibienne a dû lutter contre des filles soupçonnées de dopage.

«À la blague, je me disais toujours qu’elle se rasait chaque matin. C’était assez évident qu’on ne prenait pas le même genre de vitamine C, si bien que j’avais arrêté de suivre leurs performances pour me concentrer uniquement sur les miennes. Je ne connaissais même pas leur nom.

«J’ai tellement vu des athlètes propres mettre leur "focus" uniquement à tenter de savoir qui se dopait. Je ne voulais pas faire ça», a dit Girard.

Cette dernière était en train d’entraîner de jeunes haltérophiles mercredi après-midi lorsqu’elle a appris la disqualification par la Fédération internationale d’haltérophilie de la médaillée d’argent, la Russe Svetlana Tsarukayeva. La médaillée d’or, Maiya Maneza, du Kazakhstan, avait déjà échoué à un test le 15 juin dernier.

«On ne m’a pas encore dit si j’allais recevoir la médaille d’or. Le processus pour changer la couleur d’une médaille peut être très long et c’est certain que l’on va faire la demande. Mais je peux maintenant dire que j’ai fait la meilleure performance propre aux Jeux de Londres», a-t-elle mentionné.