Canadiens de Montréal

«C’est une très grosse année pour moi» -Bozon

Louis-André Larivière / TVA Sports

Publié | Mis à jour

Tim Bozon n’a qu’un souhait en vue de la prochaine saison : demeurer en santé.

Écoutez ses commentaires dans la vidéo, ci-dessus.

En fait, l’espoir des Canadiens de Montréal n’a pas le choix, car il entamera la dernière année de son premier contrat professionnel.

«C’est une très grosse année pour moi, a-t-il reconnu lors d’un entretien avec TVA Sports depuis le sud de la France.

Le Français s’est blessé à l’épaule gauche au camp d’entraînement, puis il a aggravé cette même blessure au printemps avec l’équipe nationale de France.

«J’ai eu deux années assez difficiles et je travaille fort pour connaître une bonne et pleine saison dans la Ligue américaine. C’est tout ce qui importe pour moi en ce moment», a expliqué celui qui a été terrassé par une méningite sévère en 2014.

«Je veux me faire valoir et montrer de quoi je suis capable, lorsque l’occasion se présentera. Je n’ai joué qu’une quarantaine de matchs dans la LAH l’an dernier. Ce n’était pas assez.»

De bons mots de Lefebvre et Lapointe

Après avoir connu un lent départ avec les IceCaps de St. John’s (un but à ses 10 premières sorties), le joueur de 22 ans a conclu la campagne avec trois buts en six rencontres, ce qui lui a attiré des éloges de ses supérieurs.

«J’ai eu des très bonnes rencontres à St. John’s à la fin de la saison avec Sylvain Lefebvre et Martin Lapointe. J’ai très bien fini la saison, même si je l’avais mal commencé.»

«J’ai élevé mon jeu d'un cran, car je m’exprimais mieux défensivement et offensivement. Ils étaient très contents.»

Le rêve de la LNH

Dès cet automne, Bozon jouera pour son prochain contrat. Bien qu’il n’en ait que pour la LNH, il ne se fait pas de faux espoirs : il réalise qu’il a beaucoup à prouver et il veut reprendre où il a laissé.

«La dernière année de contrat est toujours importante. C’est là qu’on voit les joueurs qui sont capables de jouer sous pression ou non», a-t-il souligné.

«À court terme pour cette année de contrat, c’est sûr que je dois continuer à m’améliorer pour décrocher un autre contrat et espérer atteindre la LNH d’ici deux ou trois ans. C’est vraiment ça mon objectif».

«Les jeunes, on veut tous montrer qu’on veut percer dans la LNH, mais il ne faut pas brûler les étapes. À 22 ans, j’ai compris qu’il faut être réaliste et se concentrer sur la LAH.»

La pression du nom Bozon

Puisque le père de Tim, Philippe, est le premier joueur français à avoir percé la LNH, la pression d’imiter le paternel le suit depuis que le Tricolore l’a repêché au troisième tour de l’encan de 2012.

«C’est sûr que je ressens un peu de pression, du fait que j’ai été repêché assez haut et depuis mon départ au Canada, je ressens cette pression», a-t-il admis.

«[Les médias français] parlent toujours de toi en bien ou en mal. Lorsque j’étais jeune, je me laissais déconcentrer par ça»

«J’ai appris que ça ne sera à rien de s’en faire à l’extérieur. C’est sur la glace et sur la glace seulement.

Avant de se présenter au camp des Canadiens, Bozon aidera l’équipe nationale de France à se qualifier aux Jeux olympiques de 2018 dans un tournoi de trois matchs, en début de septembre. Il mettra ensuite le cap sur le Canada, où il jouera son avenir dans l’organisation du Bleu-Blanc-Rouge.

«À court terme pour cette année de contrat, c’est sur que je dois continuer à m’améliorer pour décrocher un autre contrat et espérer atteindre la LNH d’ici deux ou trois ans. C’est vraiment ça mon objectif.