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Le virus Zika: une excuse facile?

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Sans pointer du doigt Milos Raonic directement, il y a lieu de croire que certains athlètes utilisent le virus Zika aux Jeux olympiques de Rio pour s’épargner d’une participation à l’événement.

«On dirait que c’est la solution facile», a lui-même laissé entendre le nageur paralympique Benoît Huot, lorsque joint au téléphone vendredi.

Huot, qui sera lui-même au Brésil pour les Jeux paralympiques en septembre, ne cible pas Raonic. Toutefois, il demeure persuadé que certains joueurs de tennis ou de golf expliquent leur absence par le virus Zika tandis que c’est peut-être leur motivation qui fait défaut.

«Nous ne sommes pas dans le même monde et, honnêtement, si j’étais à leur place, peut-être que je prendrais une décision similaire», a ajouté Huot.

Pour le nageur paralympique, il ne fait aucun doute que les athlètes amateurs sont beaucoup plus dépendants des Jeux comparativement à ceux qui disputent une discipline où se multiplient les tournois professionnels comme Raonic, Jordan Spieth ou Rory McIlroy.

«Nous, ça fait quatre ans qu’on pense à cet événement-là et qu’on s’y prépare, a-t-il témoigné. Eux, après les Jeux, ils auront d’autres tournois et ils n’y penseront même plus.»

Autre fait à noter: la visibilité qu’offrent les athlètes amateurs à leurs commanditaires durant leur aventure olympique est souvent essentielle en vue d’un renouvellement. Ils ont aussi l’opportunité de toucher des bonis. Financièrement, les professionnels n’ont pas les mêmes obligations.

Un risque important?

Concernant le fameux virus Zika, Huot n’est pas naïf, mais il refuse d’y voir un risque énorme. Une rencontre avec la Dre Manon Côté, plus tôt cette semaine, l’a une fois de plus rassuré, tout comme le reste de l’équipe canadienne de paranatation.

«Nous ne sommes pas plus à risque de "pogner" une fièvre de Down que le virus Zika», a-t-il noté.

Également sondée à la suite du forfait de Roanic, la Québécoise Kimberly Hyacinthe, qui pratiquera le 200 mètres et le relais 4x100 m aux Jeux de Rio en août, ne semble pas plus effrayée par le virus Zika.

«C’est une décision très personnelle et ça lui appartient, a-t-elle d'abord dit à propos de Raonic. En ce qui me concerne, ça ne remet pas du tout en question mon intention d’aller représenter mon pays aux Jeux, ni mon sentiment de sécurité.»