Crédit : Mathieu Belanger/JOURNAL DE QUEB

Sports d'été

Harvey exclue de l'équipe canadienne

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L’exclusion controversée de Magali Harvey n’empêche pas le Québec de réussir un essai convaincant avec trois joueuses parmi les 12 de l’équipe canadienne de rugby qui s’envolera aux Jeux olympiques de Rio.

Bianca Farella de Montréal, Karen Paquin de Québec et Natasha Watcham-Roy de Gatineau peuvent partager ouvertement leur bonheur depuis vendredi, après que Rugby Canada et le Comité olympique canadien eurent officialisé les noms des 12 joueuses retenues.

«Surprise déchirante»

La non-sélection de Harvey a cependant marqué la conférence téléphonique du jour organisée par Rugby Canada, poursuivant ainsi le débat après que «Le Journal de Québec» eut annoncé jeudi que la joueuse internationale de l’année en 2014 allait être écartée de l’équipe. Comme anticipé, Harvey, de Québec, n’apparaît pas dans la sélection finale, au même titre qu’Élissa Alarie de Trois-Rivières.

Si l’entraîneur-chef John Tait a souvent dû justifier la décision, la joueuse québécoise n’a pas été rendue disponible par la suite pour la commenter. En début de soirée, la fédération nationale a fait parvenir aux médias une déclaration qu’elle lui attribue.

«L’annonce olympique d’aujourd’hui [vendredi] est venue comme une surprise déchirante pour moi. Je suis très déçue de ne pas avoir été sélectionnée dans la poursuite de mon rêve olympique. Je me sentais prête dans tous les aspects du jeu, malheureusement, ça n’a pas suffisant (sic). Des décisions difficiles ont dû être faits (sic) et je respecte ça», disait le premier des deux paragraphes.

«Former la meilleure équipe»

Sans renier notamment sa vitesse, Tait a évoqué plusieurs raisons pour expliquer le retrait d’Harvey: une blessure l’ayant empêchée de se faire valoir durant trois tournois en 2016; l’émergence d’autres joueuses durant la dernière année; la constance de chacune dans les performances; la diversité des forces afin de former la meilleure équipe, etc.

«Magali est une joueuse importante dans notre programme depuis qu’on l’avait recrutée durant la saison 2011-2012. Mais il était important pour nous de former la meilleure équipe possible en se basant sur une constance dans l’exécution des rôles sur le terrain», a expliqué Tait.

Peut-être comme 13e joueuse

Un prix de consolation s’offre aux quatre joueuses exclues mais encore en lice dans le programme national. Harvey, Alarie et les Ontariennes Sara Kaljuvee et Julia Greenshields peuvent garder l’espoir de voir briller le soleil de Rio puisque l’équipe canadienne doit emmener une 13e joueuse qui sera limitée au statut du «au cas où».

Deux d’entre elles participeront au camp final de préparation à Toronto, à compter du 23 juillet, et une seule sera ensuite choisie dans ce groupe que Tait a identifié de «réserve». Selon la particularité du tournoi olympique, il sera possible de remplacer une joueuse blessée durant les deux premiers des trois jours.

«Je suis heureuse et fière de mes coéquipières et je les félicite pour leur sélection. Ça a été un grand voyage pour nous toutes et des décisions difficiles ont dû être faits (sic). Je compte revenir à l’entraînement entièrement concentré (sic) et me dédier à aider mes coéquipiers (sic) du mieux que je peux dans leur préparation olympique. Je vous remercie de tout le soutien et des aimables paroles, mais je refuse de mettre l’attention sur moi, à ce stade-ci (sic), ce qui compte c’est l’équipe. Soutenons-tous (sic) notre équipe dans leur quête de l’or. Je pense vraiment qu’elles sont des joueuses incroyables qui vont gagner le cœur du monde entier. Go Canada go», lit-on comme déclaration de Magali Harvey dans le communiqué de Rugby Canada.