Canadiens

Cinq des pires signatures des 10 dernières années

Publié | Mis à jour

Marc Bergevin n’est pas parmi les directeurs généraux qui affectionnent l’ouverture du marché des joueurs autonomes et l’histoire lui donne raison.

Le DG des Canadiens de Montréal l’a répété d’innombrables fois, il préfère bâtir son armée par le repêchage plutôt que de surpayer des vétérans dont les ententes viennent à échéance.

Pourtant, pour la troisième année de suite, il a pris un risque, vendredi, en embauchant un joueur qui devra confondre les sceptiques : l’attaquant russe Alexander Radulov. Les amateurs se croisent les doigts et espèrent qu’il ne sera pas dans le même bateau que plusieurs autres acquisitions décevantes pendant l’été.

Voici cinq signatures de joueurs autonomes qui se sont avérés des flops à Montréal lors des 10 dernières années :

5- Daniel Brière, attaquant, 2 ans et 8 millions $ - Été 2013

Six ans après avoir préféré les Flyers aux Canadiens, le Gatinois accepte un pacte de deux ans avec le Tricolore. Les partisans se réjouissent de la signature d’un Québécois de talent, mais il ne connait pas le succès escompté dans la formation de l’entraîneur-chef Michel Therrien.

Il est blanchi de la feuille de pointage à ses trois premiers matchs et il est ensuite plongé dans une disette de 13 matchs entre le 30 novembre et le 4 janvier.

Il termine la saison avec 13 buts et 25 points. Il en ajoute sept autres en 13 rencontres éliminatoires, mais l’équipe choisit de l’échanger au Colorado l’été suivant.

4- Manny Malhotra, joueur de centre, 1 an et 850 000$ - Été 2014

Le risque étant minime, Bergevin ne perd pas de temps le 1er juillet 2014 et annonce l’embauche du Franco-Ontarien, qui n’avait disputé que 78 matchs lors des deux saisons précédentes.

Le risque était calculé, mais Malhotra n’a pas eu d’impact réel avec la Sainte-Flanelle, amassant quatre points en 58 matchs avec un rendement de -6. Dans le cercle des mises au jeu, sa moyenne de 59,3% est toutefois supérieure à celles de Tomas Plekanec, David Desharnais et Lars Eller.

3- Bryan Smolinski, joueur de centre, 1 an et 2 millions $ - Été 2007

À une époque où les Canadiens avaient de la difficulté à attirer des joueurs d’impact dans la métropole, le DG de l’époque Bob Gainey se tourne vers un vétéran le 2 juillet.

Résultat, Bryan Smolinski a carrément conclu la campagne avec le pire rendement de sa carrière (saison recrue exclue) : huit buts et 25 points. Il n’a pas joué dans la LNH par la suite

2- Alexander Semin, ailier droit, 1 an et 1,1 million $ - Été 2015

Les partisans espéraient que Semin revienne à sa forme des beaux jours, où il avait enfilé 40 buts. José Théodore a même déjà dit qu’il était l’un des joueurs les plus talentueux qu’il ait côtoyés. Après tout, le Russe devait rebâtir sa réputation après avoir déçu lors des trois dernières saisons en Caroline. Mais 15 rencontres ont suffi pour convaincre la direction.

Semin n’a pu faire mieux qu’un but et trois aides malgré avoir eu plusieurs occasions de se relancer.

Michel Therrien déclare lors d'une conférence de presse que Semin «a beaucoup de choses à améliorer pour jouer avec l'équipe». Peu après, l’équipe l’a libéré de son contrat et il s’est exilé en Russie.

Les partisans de la Sainte-Flanelle les plus pieux prient qu’Alexander Radulov ne connaisse pas le même sort cet automne...

1- Sergei Samsonov, attaquant, 2 ans et 7,05 millions $ - Été 2006

Qui ne se souvient pas de cet ancien enfant chéri des Bruins de Boston, avec qui il avait remporté le trophée Calder - remis à la recrue de l’année - en 1998.

Lassé des voyages éreintants dans l’Association de l’Ouest, Sergei Samsonov a accepté de revenir dans l’Est en paraphant une entente de deux ans avec les Canadiens en juillet 2006 et les amateurs s’en réjouissent et espèrent le voir battre à lui seul les Bruins dans le camp du CH.

Mais les choses ne se passent pas comme prévu à Montréal. Sous les ordres de Guy Carbonneau, «Sammy» est un canon en panne, une acquisition quasi catastrophique. Confus et nonchalant, il enfile neuf buts en 63 matchs et ajoute 17 aides avant qu’un divorce, laid par moments, se matérialise avec l’organisation.

Mention spéciale : Jiri Sekac, attaquant, 2 ans et 2,7 millions $ - Été 2014

Sekac représentait un beau projet dans lequel la direction fondait beaucoup d'espoir. Dès l'ouverture du marché des joueurs autonomes en 2014, le Tchèque débarque dans la métroepole après deux campagnes avec Prague, dans la Ligue continentale (KHL). Il impressionne au camp et en met plein la vue lors du test de la navette.

Malheureusement, il se joint rapidement à une liste de déceptions. Incapable de convaincre Therrien et ses adjoints, il est échangé aux Ducks d'Anaheim en retour de Devante Smith-Pelly en février. Il n'aura joué que 50 matchs avec Montréal.