Antoine Valois-Fortier

Photo : Antoine Valois-Fortier Crédit : AFP

Sports d'été

Valois-Fortier à la tête de la délégation canadienne

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L’équipe canadienne de judo avait sorti un lapin de son chapeau aux Jeux olympiques de Londres avec Antoine Valois-Fortier, en route vers une médaille de bronze. On prête à la recrue Catherine Beauchemin-Pinard le potentiel de causer le même genre de surprise à Rio.

«Catherine a une feuille de route plus solide que celle qu’avait Antoine avant les Jeux de Londres. Sous l’œil médiatique, ça peut se ressembler, mais dans le monde du judo, l’opinion générale prétend qu’un podium ne serait pas une surprise», donne à entendre Nicolas Gill, entraîneur-chef de l’équipe nationale depuis 2009, lors du dévoilement de la délégation, mardi à Montréal.

Parmi les huit favorites

Médaillée d’argent et de bronze aux championnats du monde juniors en 2013 et 2014, Beauchemin-Pinard rôde autour du pinacle mondial. Sa défaite en prolongation pour la médaille de bronze aux championnats mondiaux seniors en août 2015 atteste la teneur de ses promesses.

Son septième rang mondial la logera parmi les têtes de série au tournoi olympique.

«C’est le fun [être dans le top 8] parce que, selon nos calculs, je vais passer le premier tour. Ça me donnera donc un combat de moins et je pourrai mieux analyser le premier combat de l’adversaire que je devrais affronter. Je connais déjà toutes les autres filles, mais c’est bien de voir comment la fille se sent, comment elle se bat. Mais pour moi, ça va rester quand même un combat à la fois par la suite», reconnaît l’étudiante universitaire en gestion et originaire de Saint-Hubert.

Deux ans de qualification

Sept des huit judokas sélectionnés proviennent du terreau fertile qu’est le centre national d’entraînement à l’Institut national du sport du Québec au Stade olympique.

Beauchemin-Pinard, qui a eu 22 ans dimanche, est la plus jeune du groupe qui comprend aussi la coqueluche Valois-Fortier (-81 kilos), Antoine Bouchard (-66), Ecaterine Guica (-52), Arthur Margelidon (-73), Sergio Pessoa (-60) et Kelita Zupancic (-70). Le Torontois Kyle Reyes (-100), établi au Japon, complète cette équipe.

Les huit élus ont dû se soumettre à un long processus de qualification de deux ans pour espérer voir briller le soleil de Rio. Les 22 premiers hommes et les 14 premières femmes au classement mondial de leur catégorie de poids respective se sont qualifiés d’office, évitant de s’en remettre au critère plus risqué des quotas continentaux.

Quant à elle, Beauchemin-Pinard avait annoncé ses intentions au lancement de ce processus avec un triplé à l’été 2014. Ses victoires à l’Open de San Salvador, au Grand Prix d’Oulan-Bator en Mongolie et au Grand Chelem de Tioumen, en Russie, l’avaient projetée dans les hauteurs du classement mondial grâce aux points amassés.

«Comme Antoine, Catherine est une fille dévouée. Elle n’est pas la plus douée, mais elle s’entraîne excessivement fort. Elle gagne ses combats à l’acharnement et non au talent brut. C’est tout en son honneur d’avoir pu s’élever jusqu’au niveau qu’elle occupe maintenant», la décrit Gill.