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Crédit : AFP

Repêchage 2016

Le rêve émouvant de Pascal Laberge

Publié | Mis à jour

Le nom de Pascal Laberge risque fort d’être appelé par une équipe de la LNH au premier tour du repêchage, vendredi à Buffalo.

L’attaquant des Tigres de Victoriaville célébrera alors avec sa famille le moment le plus important de sa jeune carrière de hockeyeur...

Mais il manquera un être cher pour le serrer dans ses bras : sa belle-mère, décédée en septembre dernier d’un cancer.

Laberge a signé un billet émouvant, jeudi, sur le populaire blogue The Players’ Tribune. Nous vous invitons à en lire quelques extraits, ci-bas :

«Je rêve de ce que sera de compter mon premier but dans la LNH. Ma famille est là, à célébrer. Fort. Ils sont si fiers.»

«En septembre dernier, ma belle-mère, que j’aimais chèrement, est morte deux mois seulement après qu’on ait découvert qu’un cancer s’attaquait à son corps en entier. Elle était une femme incroyable – une deuxième mère pour moi. Même maintenant, j’étouffe à en parler.»

«Un peu avant, lors d’une chaude journée d’été, mon père nous a convoqués dans notre salon, mon frère et moi. Quand nous nous sommes assis, il a pleuré. Il s’est effondré. Ils nous a annoncé qu’il souffrait d’un cancer de la prostate.»

«Mon dernier camp d’entraînement (dans la LHJMQ) a été terrible. Au début de la saison, je n’étais pas moi-même. Puis, un jour, Bruce Richardson, mon entraîneur-chef à Victoriaville, m’a convoqué à son bureau pour une discussion. Il m’a dit : "Le hockey est le meilleur sport au monde. Quand tu es à l’aréna, tu ne devrais penser qu’au hockey. Quand tu en sors, tu peux penser à tout le reste. Si tu es bon sur la glace, cela aidera ta famille à mieux se sentir, à se sentir heureuse."»

«Avant longtemps, j’ai réalisé que mes coéquipiers étaient derrière moi – cela a fait une énorme différence. N’eut été du hockey et du soutien de mes entraîneurs et de mes coéquipiers, qui sait comment aurais-je traversé ces épreuves?»

«Je vais continuer de travailler fort – aussi fort que possible – pour m’assurer que, lorsque je compterai ce premier but, ce sera encore mieux que dans mon rêve. Je sais que ma belle-mère me regardera d’en-haut. Et mon père sera si fier de moi. Il va me serrer dans ses bras.»

«Tout le monde sera si fier.

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