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La LNH impressionnée par la candidature de Vegas

Kevin Dubé / Le Journal de Québec

Publié | Mis à jour

La force du dossier de candidature de Las Vegas, le succès de la campagne d’abonnements et le pouvoir d’attraction du marché ont poussé les gouverneurs à se tourner du côté de Las Vegas, selon le commissaire Gary Bettman.

Le grand manitou de la meilleure ligue de hockey au monde a livré un plaidoyer plus qu’élogieux en faveur de la candidature de Las Vegas et de son propriétaire Bill Foley, lors de son allocution, mercredi.
«Nous pensons que la franchise sera entre bonnes mains avec Bill Foley. On ne peut que le remercier pour sa persévérance et sa persistance. Son site internet a toujours stipulé que Vegas voulait du hockey. Maintenant, elle en a», a lancé le commissaire devant une horde de journalistes.Le président du comité exécutif de la Ligue nationale de hockey et propriétaire des Bruins de Boston, Jeremy Jacobs, a abondé dans le même sens que son patron.

«Nous avons été très impressionnés par Bill Foley, la ville de Las Vegas et le T-Mobile Arena. Bill est un homme d’affaires talentueux. Il a le soutien de la ville. Las Vegas a toujours eu du succès dans l’art de générer de l’émerveillement et ce sera le cas pour le hockey au T-Mobile Arena», a-t-il prédit.

Une campagne profitable

D’ailleurs, n’eût été la campagne d’abonnements où 14 000 personnes ont effectué un dépôt pour des billets de saison, la LNH n’aurait probablement jamais voté à l’unanimité en faveur de ce marché, hier.

«Je ne pourrai jamais insister assez sur l’importance qu’a eue le succès retentissant de la campagne d’abonnements. Il y a toute une communauté ici qui a fait forte impression. Nous sommes à une époque fascinante pour la ligue et nous nous réjouissons que Las Vegas fasse partie de notre futur», a ajouté le commissaire.

Une première

Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a également reconnu que l’attrait des gouverneurs de devenir la première ligue majeure à s’implanter à Las Vegas a pesé dans la décision.

«Quand tu arrives en premier dans un marché, ça te donne une longueur d’avance et tu peux tisser des liens avec une communauté qui vont perdurer.»

Bettman ne s’est d’ailleurs dit aucunement préoccupé par la possibilité que la NFL, la NBA ou la MLS emboîte le pas et s’installe dans la ville du vice.

Marché de l’Ouest : des sceptiques à confondre

Gary Bettman ne craint pas d’implanter une nouvelle équipe de hockey dans l’Ouest américain, un marché de hockey non traditionnel.

En joignant la LNH en 2017-2018, Las Vegas rejoindra Los Angeles, San Jose, Anaheim, l’Arizona, Sunrise et Tampa parmi les destinations soleil possédant dorénavant une équipe de hockey sur glace.

D’ailleurs, le commissaire se base sur ces exemples pour juger du potentiel que le marché de Las Vegas représente.

«Il y a des sceptiques sur le succès potentiel du hockey ici, mais je dois vous rappeler que trois équipes californiennes ont dominé la division Pacifique, deux équipes de la Floride ont bien figuré dans la division Atlantique, les Stars de Dallas ont été champions de la saison régulière. De plus, cette semaine, un jeune homme de Scottsdale (Auston Matthews) sera repêché. Il faut du temps pour bâtir des traditions de hockey dans ces marchés. Bill Foley a ce qu’il faut pour réussir ici.»

Matthews deviendra effectivement, selon toute vraisemblance, le premier choix du repêchage dont la première ronde sera présentée demain soir à Buffalo. Natif de l’Arizona, il a découvert le hockey grâce aux Coyotes.

Un risque calculé

Pour Bettman, le pari Las Vegas ne sera pas différent de certains autres risques calculés que la LNH a pris au cours des dernières saisons et qui, à son avis, se sont avérés payants.

«Nashville représentait de l’inconnu, tout comme Anaheim ou Columbus, par exemple. Le fait est que nous avons fait nos devoirs dans le cadre d’un processus très exhaustif et rigoureux», a-t-il martelé.

La saison dernière, les Predators de Nashville ont rempli à pleine capacité presque toutes leurs rencontres locales tandis que les Ducks d’Anaheim ont évolué, en moyenne, devant une salle pleine à 95,1 %, selon les chiffres d’ESPN.

Columbus n’a toutefois rempli ses gradins qu’à un peu plus de 80 % en moyenne lors de la saison 2015-2016.