Repêchage 2016

Top 5 : seront-ils échangés au repêchage?

Louis-André Larivière / TVA Sports

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Au cours des dernières années, le repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey a en quelque sorte volé la vedette à la date limite des transactions, ainsi qu’à l’ouverture du marché des joueurs autonomes en ce qui a trait aux transactions spectaculaires.

Lors de l’édition 2015 de l’encan, les Bruins de Boston ont réalisé deux coups d’éclat : ils se sont départis de l’ailier robuste Milan Lucic, l’échangeant aux Kings de Los Angeles en retour d’un choix de premier tour de ces derniers, entre autres.

Ils ont aussi envoyé le jeune et talentueux défenseur Dougie Hamilton aux Flames de Calgary afin de mettre la main sur une autre sélection du tour initial.

Les Sabres de Buffalo ont aussi conclu une affaire d’or en acquérant le joueur de centre Ryan O’Reilly de l’Avalanche du Colorado en retour de trois joueurs puis un choix de deuxième tour de la séance.

O’Reilly a terminé la saison au premier rang des pointeurs de sa nouvelle formation. L’ailier Jamie McGinn a également pris le chemin de Buffalo, mais il a été échangé à Anaheim en février.

Certes, le repêchage est la clé du succès à long terme aux yeux des directeurs généraux et marchander du talent en retour d’un choix stratégique permettant de recruter un espoir de premier plan est devenu chose courante.

À six jours de la prochaine séance, voici cinq joueurs qui pourraient changer d’adresse dans un tel contexte :

5- Ben Bishop, gardien, Lightning de Tampa Bay

Comme le soulignait The Hockey News, cette semaine, les équipes ne pourront protéger qu’un seul gardien advenant un repêchage d’expansion. Le Lightning a déjà Andrei Vasilevskiy (11-10-0) dans ses rangs, ainsi que le jeune Letton Kristers Gudlevskis.

En ce sens, le DG Steve Yzerman pourrait considérer échanger Ben Bishop (35-21-1) à une formation rivale étant donné l’émergence de Vasilevskiy cette saison, notamment en éliminatoires, lors desquelles il a maintenu une moyenne d’efficacité de ,925% en finale de l’Association de l’Est.

Bishop écoulera la dernière année de son contrat en 2016-2017 à raison de 5,95 millions $ et il détient une clause de non-mouvement, qui ne le protègerait pas d’un échange dans le cas d’un repêchage d’expansion. Il aurait toutefois le dernier mot pour bloquer une transaction d’ici là et pourrait rédiger une liste d’équipes où il accepterait ou non d’être échangé, à moins de renoncer à sa clause entièrement.

4- Ryan Nugent-Hopkins, centre, Oilers d’Edmonton

Premier joueur sélectionné en 2011, RNH est un des joueurs les plus convoités des Oilers d’Edmonton, dont la reconstruction s’éternise. Il manque encore un défenseur de premier plan à la formation albertaine pour être compétitive et plusieurs s’entendent pour dire que Nugent-Hopkins et Jordan Eberle sont les deux pièces monnayables pour obtenir ce qu’ils veulent.

Comme l’analysait The Hockey News, au cours de la dernière semaine, Nugent-Hopkins a trop de talent pour pivoter la troisième unité des siens, derrière Connor McDavid et Leon Draisaitl, et trop d’habiletés pour être muté à l’aile. Il devient donc un candidat idéal pour conclure une transaction.

Le joueur de 23 ans est sous contrat pour les cinq prochaines saisons. Il touchera un salaire annuel de 6 millions $ jusqu’à la fin du pacte, le même montant qui comptera sur la masse salariale de l’équipe.

3- Kevin Shattenkirk, défenseur, Blues de St. Louis

L’émergence de Colton Parayko s’est avérée une belle surprise chez les Blues, mais est-ce assez pour convaincre le DG Doug Armstrong d’échanger l’un des meilleurs manieurs de rondelle du circuit et qui lance de la droite? La question se pose, car plusieurs équipes aimeraient s’approprier les services d’un arrière de cette trempe.

Mais les atouts qui pourraient être offerts en retour d’un tel joueur, dont le contrat vient à échéance après la prochaine campagne, pèseront lourd dans la balance d’Armstrong.

2- Alexei Emelin, défenseur, Canadiens de Montréal

Il terrorise ses adversaires lorsqu’il sort la hanche et l’épaule. Il est aussi capable de contribuer sur le plan des statistiques. Mais Emelin  possède trois inconvénients : il s’expose aux blessures, ses crampes au cerveau mettent souvent son équipe dans le pétrin... et son salaire compte pour 4,1 millions $ sous le plafond salarial.

Il n’en demeure pas moins que le Russe de 6 pi 2 po 216 livres est attrayant pour plusieurs équipes à la recherche d’un arrière capable de jouer sur la deuxième paire défensive et se voir confier beaucoup de temps de glace, lui qui a été employé pendant une moyenne de près de 25 minutes par match lors des 13 dernières parties du Tricolore.

La dernière saison a démontré que le CH a une belle profondeur à la position de défense et si Marc Bergevin souhaite conclure sa première transaction d’envergure, se libérer du salaire d’Emelin pourrait paver la voie pour que cela se concrétise. Le Russe a pointé au neuvième rang des défenseurs du circuit avec 256 mises en échec.

À noter que sa prochaine année de contrat contiendra une clause de non-échange limitée, qui listera 10 formations auxquelles il refuserait d’être échangé. Jusqu’au 1er juillet, il pourra se prévaloir d’une clause de non-échange complète, dont nous ignorons les détails et la flexibilité.

À voir aussi : Lucic est-il la solution pour le CH?

1- Marc-André Fleury, gardien, Penguins de Pittsburgh

Pour les mêmes arguments soulevés dans le cas de Ben Bishop, est-ce le bon moment d’échanger Marc-André Fleury? Sachant qu’il pourrait perdre le Sorelois pour rien au repêchage d’expansion et que Matt Murray a démontré beaucoup de promesse, le DG Jim Rutherford pourrait envisager un échange.

Après avoir maintenu une fiche de 35-17-4 en saison régulière, Fleury a été supplanté par Murray en séries (seulement deux parties jouées) et les effets d’une commotion cérébrale subie en fin de saison y est pour beaucoup.

Âgé de 31 ans, Fleury est sous contrat pour les trois prochaines saisons et gagnera un salaire de 5,75 millions $. Selon le Pittsburgh Post-Gazette, son entente comprend une clause de non-échange qui liste 12 équipes auxquelles il refuserait de passer.