Sports d'été

Grand défi Pierre Lavoie: un «miraculé» participe

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Le cycliste Pascal Martel qui sera sur la ligne de départ à Saguenay jeudi lors du Grand Défi Pierre Lavoie se considère miraculé de pouvoir faire partie de cette course.

M. Martel a eu un très grave accident à vélo, il y a moins de trois semaines.

Ce membre de l’équipe de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay croit qu’il aurait pu y rester.

La chute est survenue le 26 mai à 18 h 06 sur Chemin du Plateau à La Baie. Il roulait au milieu d'un peloton de trois cyclistes à 38 km/h quand il a eu une petite distraction en regardant son nouveau cyclomètre GPS.

«J'ai accroché la roue avant et j'ai décollé. Ç’a été instantané. Sur le côté droit. J'ai fracassé le sol. Paraît-il que le bruit était assez bruyant, a-t-il expliqué. Celui derrière n'a pas freiné du premier coup. Il a passé sur moi. Il a passé sur ma roue avant. Il a accroché ma main. Je me suis relevé debout. J'étais instable. Je ne répondais pas très bien aux consignes du premier cycliste qui disait de me calmer.»

Pascal Martel le sait parce qu'on lui a raconté. «J'ai perdu tout souvenir de la chute jusqu'à mon retour à la maison. Mario qui était avec moi m'a dit, est-ce qu'on téléphone à ta blonde? Et il m'a donné le nom de ma blonde et j'ai dit, c'est qui ça? Je ne le savais même pas. Je ne me souvenais même pas de la journée d'avant, même de la semaine d'avant.»

Commotion cérébrale, ecchymoses sévères et bonnes éraflures. «Brûlure au deuxième degré au niveau de l'épaule, de la hanche et du genou», a-t-il précisé.

Le vélo est une perte totale. Il est convaincu que son casque lui a sauvé la vie.

«C'est toujours le casque qui absorbe le coup. Si j'avais un conseil à donner, mettez-le.»

Jeudi, Pascal Martel sera au départ du Grand Défi Pierre Lavoie.

«Mon médecin de famille, de prime à bord, au début de la rencontre, ne voulait pas que je fasse le grand défi avec les informations que je lui donnais», a dit le cycliste âgé de 41 ans.

Son médecin lui a finalement donné le feu vert à certaines conditions. «Fatigue, maux de tête, on embarque dans la voiture-balai. On reste dans le véhicule.»

Il compte toujours pédaler 600 kilomètres en fin de semaine. «Je pense que c'est un miracle d'avoir récupérer aussi vite. Puis de pouvoir encore le faire et d'être là.»

Après l'accident, ses coéquipiers du Grand défi n'y croyaient pas non plus.

«Quand je suis sorti avec eux autres, pour une première fois, une semaine et demie plus tard, j'ai vu des sourires et des tapes sur l`épaule en me faisant dire, vraiment content que tu sois avec nous autres. Je roule encore en peloton.

Par contre, je roule un peu moins proche. Je vous dirais que je suis passé de trois centimètres à 30», a ajouté ce directeur d’école, en esquissant un sourire.

Et pour s’assurer que son retour inspire son équipe, le cadre de son vélo accidenté sera fixé au toit du motorisé de leur équipe comme symbole de son miracle.

«On n'est plus l'équipe de la Commission scolaire. On est l'équipe de la commotion.»