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De l'émotion au pied carré

Publié | Mis à jour

Il y avait sept ans que les Penguins de Pittsburgh n’avaient pas remporté la coupe Stanley. Certains joueurs de l’édition actuelle étaient présents lorsque Sidney Crosby a reçu le précieux trophée des mains de Gary Bettman, sur la glace du Joe Louis Arena de Detroit, le 12 juin 2009. Pour d’autres, le sacre de dimanche soir était le tout premier de leur carrière. Voici, en rafale, les commentaires recueillis par le Journal sur la glace du SAP Center, pendant les festivités d’après-match.

Mario Lemieux

Mario Lemieux, sur les sept ans qui séparent les deux dernières coupes des Penguins: «Il était temps. Comme tu le sais, c’est difficile de gagner la coupe. Jim Rutherford a fait tout un travail cette année en allant chercher Phil Kessel, Trevor Daley et Carl Hagelin. Sans compter les jeunes qui sont montés de Wilkes-Barre. Tout ce monde a changé notre façon de jouer.»

Mario Lemieux, sur cette quatrième coupe Stanley: «Toutes les conquêtes sont différentes. Comme joueur, c’est très excitant, mais comme propriétaire, c’est plus énervant. Je suis pas mal plus nerveux en haut que sur la patinoire.»

Jacques Martin

Jacques Martin a attendu 30 ans avant de soulever sa première coupe Stanley: «Après 30 ans, j’étais dû! J’étais passé près avec les Sénateurs. J’ai gardé la foi. Ça fait tellement longtemps que j’attendais ce moment. Je l’apprécie vraiment.»

Jacques Martin, sur la saison des Penguins: «Notre deuxième moitié de saison a été exceptionnelle. On n’a pas assez souvent parlé de notre leadership, de notre profondeur et de la chimie qui existait entre les joueurs. »

Jacques Martin, sur Mike Sullivan: «Il a fait de l’excellent travail. Il a été en mesure d’amener les super vedettes, que ce soit Crosby, Malkin ou Letang, à jouer en équipe et de jouer de la bonne façon. Tout le monde croyait en l’équipe.»

Sidney Crosby

Sidney Crosby, sur le Conn Smythe: «Tellement de joueurs ont contribué à cette victoire. Nous avons gagné cette coupe grâce à un véritable effort d’équipe. J’ai essayé de travailler fort tous les soirs, de faire mon travail comme tous les autres. Je ne sais pas si j’ai fait quelque chose de différent ou de spécial. Tout le monde a mis l’épaule à la roue, tout le monde a fait ce que l’on attendait d’eux, tout le monde a joué son rôle. Si tu fais ça tous les soirs, tu augmentes considérablement tes chances de l’emporter.»

Sidney Crosby, sur les sept ans entre les deux coupes: «Lorsque surviennent plusieurs revirements comme ce fut le cas pour nous au cours des dernières années, ce n’est pas évident de mettre sur pied une équipe et y développer des affinités. Quand on regarde ce groupe, qu’on voit combien de nouveaux joueurs sont arrivés, c’est spécial de constater ce que l’on a pu accomplir. Je pense que ça prend un groupe spécial pour être en mesure de s’unir aussi rapidement et de bâtir cette confiance.»

Pascal Dupuis

Pascal Dupuis, très émotif sur la glace: «Je suis très fier. C’est la dernière fois que je gagne la coupe Stanley et c’est la dernière fois que je me trouve sur la patinoire avec mon chandail.»

Pascal Dupuis, sur la cérémonie suivant la victoire: «C’était un moment spécial. La semaine dernière, on m’a demandé de revêtir mon équipement au moment où on serait près de gagner la coupe. J’étais tellement touché par cette demande. Et de recevoir la coupe aussi tôt, ça fait chaud au coeur.»

«Je suis descendu alors qu’il restait sept minutes à la troisième période. C’était encore 2 à 1, alors c’était très énervant. Quand je suis arrivé dans le vestiaire, tous les autres joueurs qui ne jouent pas étaient là. Ils étaient déjà presque tous habillés. J’ai compris que je devais me dépêcher.»

Pascal Dupuis, sur le fait que les Penguins ont fait face à beaucoup d’adversité en séries: «Notre équipe a joué avec beaucoup de rapidité, qui s’est attardée aux petits détails à chaque rencontre et qui a été capable de s’ajuster contre toutes les équipes que nous avons affrontées. En première ronde, on nous disait que les Rangers étaient une équipe qui jouait bien défensivement et qui misait sur un bon gardien. En deuxième ronde, contre les Capitals, on nous disait qu’on ne serait pas capable de s’en sortir contre une équipe lourde qui nous frapperait. Puis, contre Tampa, une équipe rapide, on a été opportuniste et on ne leur a pas trop donné de chances. Ici, face à San Jose, une autre équipe pesante qui devait nous frapper, on a démontré qu’en ce moment, c’est la vitesse qui gagne.»

Pascal Dupuis, sur Sidney Crosby et le Conn Smythe: «C’est tellement mérité. Il a élevé son jeu lorsque le nouveau groupe d’entraîneurs est arrivé. Il a continué d’élever ce jeu de série en série. C’est le leader ultime. C’est le gars que tu veux suivre et avec qui tu veux batailler. C’est tellement une bonne personne. Il traite tout le monde de la même façon. C’est la même chose dans le vestiaire. »

Kristopher Letang

Kristopher Letang, sur sa deuxième coupe Stanley: «Ça fait sept ans, jour pour jour, depuis la première et je te dirais qu’en vieillissant, elle est plus difficile à gagner, mais elle est également plus satisfaisante.»

Kristopher Letang, sur ses chances d’en gagner une autre: «Tant et aussi longtemps qu’on va avoir un noyau comme Sidney Crosby et Evgeni Malkin et un gardien comme Flower (Fleury) et de bons jeunes joueurs, on aura toujours une chance de gagner.»

Marc-André Fleury

Marc-André Fleury, sur sa deuxième coupe Stanley: «C’est différent d’en 2009, mais je suis fier de mon équipe et de mes coéquipiers. Ils ont travaillé jusqu’à la fin.»

Fleury, un des premiers à soulever la coupe: «Ça fait du bien. Ça n’a pas toujours été facile d’être motivé tous les jours. C’est une bonne gang de gars, ce sont de bons amis. C’était touchant d’être l’un des premiers à soulever la coupe. Un athlète veut jouer et veut contribuer. Cependant, gagner la coupe, c’était plus gros que de savoir si j'allais jouer ou non.»

Matt Murray

Matt Murray, sur ce premier parcours en séries: «On vient de terminer deux superbes mois. Ça n’a pas toujours été facile, mais on a fait le travail quand c’était nécessaire.»

Matt Murray, sur l’euphorie de la victoire: «C’est vraiment cool. C’est un vrai tourbillon, je n’ai même pas eu le temps de prendre mon souffle encore. Je ne me souviens même pas d’avoir soulevé la coupe.»

Jean-Sébastien Dea

Jean-Sébastien Dea, qui a vécu les séries en tant que Black Aces.

«Même si je n’y ai pas participé, c’est exceptionnel de vivre un moment comme celui-là. On est arrivé au début de la série contre Tampa. On a regardé ça aller. Aujourd’hui, de lever la coupe Stanley, c’est comme un rêve qui devient réalité. Maintenant, la prochaine étape sera de la gagner en jouant.»

Jean-Sébastien Dea, sur le fait de lever la coupe et de ne pas être superstitieux: «J’y vais au maximum. Je dois en profiter, tout d’un coup que ça n’arrive plus jamais.»