Pittsburgh - San Jose

Les Sharks survivent!

Agence QMI / Jean-François Chaumont 

Publié | Mis à jour

Les Sharks de San Jose respirent encore. Et ils le doivent à Martin Jones, la grande étoile de ce cinquième match de la finale de la Coupe Stanley au CONSOL Energy Center.

Inspirés par les 44 arrêts de Jones, les Sharks ont vaincu les Penguins de Pittsburgh 4-2, jeudi, pour forcer la présentation d’un sixième match, dimanche, à San Jose.

Ce cinquième match de la finale était présenté sur les ondes de TVA Sports.

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Deux buts rapides des Penguins 

Burns mystifie Murray dès le départ

Jones vole Bonino! 

Limité à deux mentions d’aide lors des quatre premiers matchs de la finale, Logan ¬Couture a choisi le bon moment pour sortir de sa coquille avec un but et deux aides.

Après un lent départ où ils ont accordé deux filets dès les trois premières minutes, les Penguins ont envahi le territoire ennemi pour le reste de la rencontre. Evgeni Malkin et Phil Kessel, utilisés encore une fois au sein de deux trios différents, ont multiplié les attaques sans toutefois trouver la solution pour percer le mur Jones.

Au chapitre des lancers, les Penguins ont surclassé les Sharks 46-22.

«Les tirs ne sont pas la colonne la plus importante, disait le défenseur des Sharks Marc-Édouard Vlasic en matinée. Il faut juste marquer un but de plus qu’eux.»

Considéré comme un candidat pour le trophée Conn-Smythe, Matthew Murray a paru pour une très rare fois nerveux devant son filet. Déjoué trois fois dès les cinq premiers tirs, il a toutefois retrouvé ses sens lors des deux dernières périodes.

«Il n’y a pas de secret. Quand tu regardes la feuille de pointage, tu vois tout de suite qui a fait la différence», a réagi Murray en parlant de son vis-à-vis.

«Pour ma part, j’étais très nerveux en début de match, mais je suis très content d’avoir fermé la porte après le troisième but des Sharks.»

Les Penguins rêvaient d’une première consécration devant leurs partisans. Ils devront maintenant replacer le champagne au froid.

Maintenant en avance 3-2 dans cette finale, les Penguins pourraient répéter la même histoire qu’à leurs trois premières conquêtes en étant sacrés sur une patinoire adverse.

De la folie

Les Sharks restaient calmes et confiants malgré l’immense montagne à gravir avec un retard de 3-1 dans la série. Il y avait une clé pour rebondir dans cette série: jouer avec l’avance.

Brent Burns a montré le chemin à suivre en ouvrant la marque dès la 64e seconde. Avant ce tir dans le haut du filet du barbu défenseur, les Sharks n’avaient pas joué une seule seconde avec une avance d’un but dans cette finale.

Moins de deux minutes plus tard, Coture a redirigé une frappe de Justin Braun pour doubler l’avance des visiteurs. Mais ce n’était pas terminé. Loin de là.

Les Penguins ont répliqué rapidement avec deux filets en 22 secondes. Malkin a assuré la première secousse en déjouant Jones durant une punition à Dainius Zubrus. Encore sous le choc, Jones a ensuite vu Carl Hagelin faire dévier un tir de Nick Bonino avec son corps.

À 2-2 au tableau indicateur, c’était la folie dans les gradins du CONSOL Energy Center. Il y avait un bruit infernal.

Melker Karlsson a refroidi un peu l’ambiance en fin de première en surprenant Murray d’un tir faible des poignets.

Jones se lève

Il n’y a qu’une seule façon de résumer cette deuxième période: Jones. L’homme masqué originaire de North Vancouver a bloqué les 17 tirs des favoris locaux. Il a réalisé plusieurs arrêts spectaculaires, notamment contre Bonino et Patric Hornqvist.

Sans Jones, les Penguins auraient repris le contrôle de cette rencontre et soulevé la coupe Stanley.

Joe Pavelski a marqué le but d’assurance en troisième période dans un filet désert.