Pittsburgh - San Jose

Vlasic garde le moral

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Les chiffres et les probabilités jouent drôlement contre les Sharks de San Jose. Depuis l’instauration d’une formule 4 de 7 pour la finale de la Coupe Stanley, seulement les Maple Leafs de Toronto ont effacé un retard de 3-1 pour l’emporter.

C’était bien avant la naissance des plus vieux joueurs des Sharks comme Joe Thornton, Patrick Marleau, Dainius Zubrus et Joel Ward. C’était aussi avant la naissance de l’entraîneur-chef, Peter DeBoer.

C’était en 1942. Les Leafs avaient comblé un recul de 3-0 pour triompher des Red Wings de Detroit. À 31 reprises sur 32 occasions (96,9 %), l’équipe qui menait la finale 3-1 a écrit son nom sur la coupe.

À sa sortie d’un entraînement des Sharks au CONSOL Energy Center, Marc-Édouard Vlasic a rappelé qu’il n’accordait pas une trop grande importance aux chiffres.

«Les statistiques, je n’aime pas cela, a-t-il affirmé. Tu peux les tourner d’un côté comme de l’autre. Dans 100 ans, il y aura plus qu’une équipe qui gagnera la Coupe Stanley après un retard de 3-1 dans la série.»

«Nous connaissons notre réalité, mais ça ne sert à rien de rester négatif, a poursuivi le défenseur des Sharks. Tu travailles toute l’année pour atteindre la finale. Si tu deviens négatif à ce moment précis, ça ne sert à rien d’embarquer sur la glace et de jouer. Nous croyons que nous pouvons gagner le prochain match. Il faut partir de là. Nous n’avons pas encore joué notre meilleur hockey contre les Penguins.»

Les actions avant les mots

Vlasic n’a pas l’impression que son équipe se retrouve dans le couloir de la mort. Il garde même une approche philosophique.

«Le moral est bon, on joue au hockey au mois de juin, ça va bien, a répliqué le gagnant de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Sotchi avec Équipe Canada. La finale peut aussi se terminer le 15 juin (date du septième match). On se sent bien. On a un long chemin à parcourir, mais on le sait.»

À l’intérieur du vestiaire des Sharks, le capitaine Joe Pavelski n’a toujours pas prononcé un discours enflammé. Idem pour Thornton et Marleau.

«Ils n’ont rien dit encore, a précisé Vlasic. Ils parleront peut-être demain (jeudi). Mais tout le monde sait que si nous perdons un match, c’est terminé. Les mots ne servent plus à rien depuis le début de la saison. Si tu n’es pas capable de gagner, si tu ne peux pas être prêt surtout pour un match comme le prochain, tu ne mérites pas d’être ici. C’est facile de se motiver pour la prochaine rencontre.»

Des confrontations difficiles

De retour à Pittsburgh pour ce cinquième duel, DeBoer n’aura pas le dernier mot pour les changements. Mike Sullivan pourra ainsi sortir Sidney Crosby plus souvent de la surveillance de Vlasic et de Justin Braun.

«(Phil) Kessel et (Evgeni) Malkin sont aussi dangereux que Sidney et ils jouent sur deux autres trios, a rappelé Vlasic. Peu importe le trio que je vais affronter, je serai prêt.»

Hertl et les traductions

À moins d’un miracle, Tomas Hertl s’absentera pour un troisième affrontement d’affilée en finale. Blessé au bas du corps, le Tchèque n’a pas participé à l’entraînement des siens.

«Il est encore évalué sur une base quotidienne, a souligné DeBoer. Mais je crois qu’en République tchèque, nous traduisons cette expression comme étant fini pour la saison. Je ne suis toutefois pas un traducteur.»
Depuis quelques jours, plusieurs journalistes, dont quelques Tchèques, ont rapporté que Hertl ne reviendrait pas au jeu d’ici la fin de la finale.