Pittsburgh - San Jose

Un coup de fil qui a tout changé

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Dans un petit monde comme celui du hockey, offrir de loyaux services à une formation peut, quelques années plus tard, vous offrir une dernière chance de gagner la coupe Stanley.

Matt Cullen croyait bien devoir accrocher ses patins au terme de la saison 2014-2015. Il venait de connaître une saison honnête, mais le fait de devenir joueur autonome à 38 ans lui faisait craindre la fin de l’aventure.

«J’étais persuadé que c’était la fin. J’étais tout de même serein, car que je me considérais chanceux d’avoir pu jouer aussi longtemps», a raconté l’attaquant, plus tôt cette semaine.

Puis, au début du mois d’août, le téléphone a sonné. Au bout du fil, Jim Rutherford. Autrefois directeur général des Hurricanes de la Caroline, Rutherford comptait Cullen dans ses rangs lorsque la concession basée à Raleigh a remporté la coupe Stanley, en 2006.

Au-delà des attentes

Pour le vénérable directeur général, un vétéran comme Cullen constituait un morceau important du casse-tête qu’il tentait de mettre sur pied.

«Évidemment, son expérience de 2006 a joué en sa faveur. Mais les gens qui le connaissent sont bien au fait que c’est un joueur de caractère. Il était un joueur-clé à mettre dans ce vestiaire pour ajouter du caractère à cette équipe», a déclaré Rutherford.

Et Cullen n’a pas déçu.

En plus de remplir le rôle qui lui était destiné auprès des jeunes joueurs des Penguins, le vétéran de 39 ans a contribué aux succès de l’équipe en inscrivant son nom à plusieurs reprises sur la feuille de pointage.

«Rien ne m’a surpris de lui cette saison... à l’exception de son nombre de buts, a lancé Rutherford, sourire en coin. Et il en a marqué de très importants.»

En fait, il a inscrit 16 buts, ce qui constitue le quatrième plus haut résultat de sa carrière et son meilleur depuis ses 22 buts de la campagne 2008-2009.

Dans les patins d’un champion

Il a poursuivi son bon travail en série. Au centre de la quatrième unité, il a limité le champ d’action des meilleurs attaquants de l’équipe adverse. Tant et si bien que le voici rendu à une seule victoire de remporter, 10 ans après le sacre des Hurricanes, une deuxième coupe Stanley.

Un seul gain sépare les Penguins de ce que tout le monde croyait impossible avant que Mike Sullivan prenne les guides de cette formation au début du mois de décembre. Du déjà-vu pour Cullen.

«Cette année-là, en 2006, nous avions eu un parcours spécial. Tout le monde nous voyait terminer au 30e rang de la ligue. Pourtant, nous avons gagné la coupe», s’est-il souvenu.

Une décennie plus tard, la contribution de Cullen lors de ce seul championnat des Hurricanes et le respect qu’il a pu gagner de Jim Rutherford pourraient lui permettre de songer à la retraite dans les patins d’un champion de la coupe Stanley.