SPO-BASEBALL CHARLES LEBLANC

Crédit : Photo Courtoisie / Université de Pittsburgh

Baseball - MLB

Un repêchage rempli de subtilités

Agence QMI / Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Une expression utilisée ad nauseam stipule que le repêchage représente une science inexacte et c’est peut-être encore plus vrai dans le monde du baseball.

Comme dans les autres sports, il est difficile d’imaginer le rendement d’un athlète en se projetant dans l’avenir. Là où ça devient encore plus compliqué, c’est lorsqu’on sait que les différentes équipes du baseball majeur analysent les chances de s’entendre avec un joueur avant même de le sélectionner.

Certains athlètes préfèrent poursuivre leurs études tandis que d’autres demandent tout simplement un boni à la signature beaucoup trop généreux au goût des organisations. Ainsi, se tient un intéressant jeu de coulisses le jour même du repêchage. Un joli casse-tête!

«Tout dépendant du rang et de l’offre, on va analyser nos options», indique d’ailleurs Paul Leblanc, le père de Charles, lequel devrait être le premier Québécois repêché au cours des prochains jours, entre le 9 et le 11 juin.

«On s’attend à ce qu’il soit nommé dans les 10 premières rondes», a avancé le paternel.

Il y a trois ans, le jeune Charles Leblanc, qui a grandi à Laval, avait plutôt été appelé en 33e ronde par les Brewers de Milwaukee.

«En 2013, quand il a été sélectionné, c’était une énorme surprise pour nous. Selon les recommandations de notre conseiller familial, on a décliné l’offre des Brewers, a rappelé le père de l’athlète. Le baseball, c’est important, mais faut se rappeler que c’est l’école qui l’a amené là où il est.»

«Je savais que je n’étais pas prêt physiquement, ni mentalement, à ce moment-là», a lui-même noté Charles Leblanc, qui s’est finalement illustré avec l’Université de Pittsburgh en conservant une moyenne au bâton de ,405 cette saison.

Pour le moins qu’on puisse dire, le Québécois a gagné son pari. Celui qui vient de célébrer ses 20 ans n’a jamais été aussi bien positionné en vue du repêchage. Pour le convaincre de délaisser ses études à Pittsburgh, une équipe devra toutefois lui offrir un certain montant... qu’on refuse évidemment de dévoiler.

De l’intérêt pour Deneault-Gauthier et Sierra

Parmi les autres joueurs du Québec susceptibles d’être repêchés, les jeunes lanceurs Mathieu Deneault-Gauthier et William Sierra, qui font tous deux partie de l’équipe canadienne chez les juniors, viennent en tête.

Raphaël Gladu, qui a impressionné avec l’Université Louisiana Tech, en est un autre qui pourrait intéresser différentes formations.

«Ça ne me mettrait pas à terre de ne pas être repêché, a toutefois admis Gladu, lorsque joint au téléphone. J’aime vraiment ça à l’université et l’an prochain, notre équipe risque d’être encore meilleure.»

Il faut dire que Gladu, qui est originaire de Trois-Rivières, profite présentement d’une bourse d’études très généreuse. Dans son cas aussi, il lui faudra beaucoup d’argent pour accepter une offre d’une formation qui osera le repêcher.