Pittsburgh - San Jose

Mauvais souvenir à enterrer pour Hagelin

Jonathan Bernier / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Cette actuelle finale entre les Sharks de San Jose et les Penguins de Pittsburgh est serrée à un point tel, au niveau du pointage, que chacun des trois premiers matchs a été remporté par l’écart d’un seul but.

À sa deuxième présence en finale, Carl Hagelin se souvient d’avoir été impliqué dans une autre confrontation aussi chaudement disputée en ronde ultime.

En 2014, Hagelin et les Rangers de New York s’étaient inclinés en cinq rencontres face aux Kings de Los Angeles. Cependant, quatre des cinq affrontements s’étaient soldés par le plus petit écart possible.

Trois rencontres avaient nécessité la tenue de la prolongation, dont deux avaient connu leur dénouement au cours de la deuxième période supplémentaire.

«J’ai alors compris combien il serait difficile de gagner la coupe Stanley. J’ai appris qu’il y aurait beaucoup de matchs serrés et que, en finale, tu ne peux jamais t’asseoir sur une avance», a raconté le Suédois.

Un apprentissage à la dure considérant que les Rangers avaient perdu des avances lors des deux premières rencontres, s’inclinant chaque fois en prolongation.

«Rendues aussi loin, les deux équipes qui restent sont souvent très équivalentes. Un rebond ici et là peut faire toute la différence. Alors, la première chose que tu sais quand tu relâches, c’est que le momentum a changé de côté», a ajouté l’attaquant de 27 ans.

Le pire moment

Cette fois, Hagelin se trouve du bon côté de la clôture. Jeudi soir, au Consol Energy Center, ce pourrait être à son tour de remporter la coupe Stanley en cinq matchs.

Malgré un revers en prolongation dans le troisième match, les Penguins ont rebondi de belle façon pour infliger un rare revers aux Sharks sur leur propre patinoire.

Avant cette quatrième rencontre, la troupe de Peter DeBoer affichait un dossier de huit gains contre deux échecs au SAP Center.

Le choix de sixième tour des Rangers en 2007 se trouve donc à une seule victoire de pouvoir enterrer un mauvais souvenir qui le hante depuis le 13 juin 2014.

«Ça fait mal de voir une autre équipe soulever la coupe Stanley. Ce fut l’un des pires moments de ma carrière, a déclaré Hagelin. C’est un souvenir auquel je pense depuis le début de la finale. Ça me donne une motivation supplémentaire.»

Pittsburgh est prête pour la fête

Et comme l’avaient fait les Kings face à Hagelin et aux Rangers, les Penguins pourraient être sacrés champions sur leur propre patinoire.

La ville de Pittsburgh, qui n’a pas vu une équipe majeure remporter un championnat sur ses terres depuis la conquête de la série mondiale par les Pirates, en 1960, risque d’être sens dessus dessous.

À voir dans la vidéo ci-dessus, un but de Hagelin.